La société turque Baykar a annoncé que le drone d’attaque Bayraktar AKINCI avait atteint une cible maritime lors d’un essai de lancement effectué avec le missile supersonique İHA-300, développé par la société ROKETSAN. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu à partir d’un communiqué de l’entreprise, la cible se trouvait à plus de 250 kilomètres de l’appareil.
L’AKINCI est parti du Centre d’aviation, d’entraînement et d’essais de Çorlu, dans la province de Tekirdağ, puis s’est dirigé vers la zone d’essai au-dessus de la mer Noire. Le lancement a été effectué au large des côtes de Sinop, où le missile İHA-300 a atteint directement la cible maritime, avant que l’appareil ne regagne Çorlu par l’itinéraire prévu, selon le communiqué.
Un nouvel ajout au système d’armement
L’essai représente une étape dans l’intégration d’une munition à longue portée à l’AKINCI, après l’achèvement de l’intégration des missiles supersoniques İHA-122 et İHA-230 sur l’appareil. Baykar affirme que l’intégration de l’İHA-300 accroît la capacité de l’appareil à mener des frappes à longue portée avec un effet destructeur élevé et élargit ses options contre différents types de cibles.
La liste des munitions que l’entreprise affirme avoir intégrées à l’AKINCI comprend des missiles et des bombes guidées des familles MAM, TOLUN, TEBER, LAÇİN, LGK et HGK, ainsi que les kits de guidage GÖKÇE et GÖZDE, le missile de croisière ÇAKIR et la munition rôdeuse EREN. La liste comprend également les missiles İHA-122 et İHA-230, avec différentes options de guidage, de portée et de têtes militaires.
Qu’est-ce qui change concrètement ?
Le résultat de l’essai, tel qu’il est présenté dans la source, montre que l’AKINCI est devenue une plateforme capable d’emporter une gamme plus large de munitions, allant des systèmes à plus courte portée à la munition İHA-300, testée à une distance de plus de 250 kilomètres. Cela offre aux opérateurs une plus grande flexibilité dans le choix de la munition en fonction du type de cible et de la mission, plutôt que de dépendre d’une seule arme ou d’une portée d’engagement définie.
Cependant, le fait confirmé ici est la réussite d’un essai de lancement et l’atteinte d’une cible, et non l’annonce d’une pleine disponibilité opérationnelle ou d’un emploi au combat du missile. Le texte ne fournit pas de détails sur la vitesse exacte de l’İHA-300, le poids de sa tête militaire, son système de guidage ou la date du début des livraisons et de la production en série. Ces aspects nécessitent donc des informations supplémentaires de la part de Baykar ou de ROKETSAN.
Le contexte des exportations de Baykar
Baykar a établi un lien entre l’essai et son bilan à l’exportation. Selon les chiffres indiqués dans le communiqué, les exportations de l’entreprise ont atteint 2,2 milliards de dollars en 2025, les exportations représentant 90 % de ses revenus ces dernières années. Elle a également déclaré avoir signé des accords d’exportation pour le TB2 avec 36 pays et pour l’AKINCI avec 16 pays, soit un total de 39 pays, tout en continuant à occuper la première place du secteur de l’exportation des drones au cours des trois dernières années.
Ces chiffres proviennent de l’entreprise elle-même, et la source ne fournit pas de détails sur les pays qui recevront le système İHA-300 ni sur la question de savoir si l’intégration du missile est incluse dans les contrats AKINCI existants. L’essai ne peut donc pas être considéré comme l’annonce d’un nouveau contrat ou comme la preuve de la disponibilité du système à l’exportation.