Cybersécurité

Kaspersky : YouTube, WhatsApp et TikTok en tête de l’utilisation par les enfants en Égypte

Une analyse de Kaspersky sur l’utilisation des plateformes par les enfants en Égypte au cours des huit premiers mois de 2026 montre que YouTube, WhatsApp et TikTok arrivent en tête, tout en alertant sur le grooming en ligne, l’hameçonnage et le harcèlement facilité par les deepfakes.

2026-09-29
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certi.news
Kaspersky : YouTube, WhatsApp et TikTok en tête de l’utilisation par les enfants en Égypte

YouTube, WhatsApp et TikTok sont arrivés en tête de la liste des applications mobiles les plus utilisées par les enfants en Égypte au cours des huit premiers mois de 2026, selon une analyse menée par Kaspersky sur les centres d’intérêt des jeunes utilisateurs et leurs activités en ligne. Les parts des applications s’élevaient à 29,2 % pour YouTube, 20,5 % pour WhatsApp et 18,4 % pour TikTok, tandis qu’Instagram occupait la quatrième place avec 7,2 %.

L’analyse portait sur les sites et services les plus visités et utilisés, ainsi que sur les risques de sécurité liés aux plateformes permettant une communication directe. Discord, une plateforme de communication et de création de communautés, figurait parmi les dix principales ressources en ligne utilisées par les enfants en Égypte.

Les plateformes sociales ouvrent la voie à de multiples risques

Kaspersky estime que la présence des enfants sur les services de messagerie et les plateformes sociales ne se limite pas aux échanges avec leurs amis, car ils peuvent également entrer en contact avec des personnes qu’ils n’ont jamais rencontrées dans le monde réel. Des individus malveillants peuvent exploiter ces interactions pour tromper l’enfant, faire pression sur lui ou obtenir des photos et des vidéos personnelles, allant jusqu’à organiser des rencontres hors ligne ou à utiliser ultérieurement ces contenus à des fins de chantage.

Ce phénomène est appelé grooming en ligne et demeure, aux côtés de l’hameçonnage, l’une des principales menaces auxquelles les enfants sont confrontés. Les agresseurs peuvent également tenter de les pousser à participer à des activités nuisibles ou illégales.

Les deepfakes ajoutent une nouvelle dimension au harcèlement

L’analyse met également en garde contre l’utilisation de l’intelligence artificielle générative dans le cyberharcèlement, notamment au moyen d’images et de vidéos modifiées ou fabriquées à l’aide de techniques de deepfake. Bien que ce type de harcèlement soit encore moins répandu que les formes traditionnelles de cyberharcèlement, Kaspersky souligne que les images, les vidéos et les informations publiées en ligne peuvent être réutilisées pour créer de faux contenus portant atteinte à la vie privée de l’enfant et à sa réputation numérique.

L’ampleur du problème évolue ainsi concrètement : les contenus publiés par l’enfant ou sa famille ne restent pas nécessairement dans leur contexte d’origine et peuvent devenir des éléments susceptibles d’être réutilisés dans le cadre d’un abus numérique dont la diffusion est difficile à contrôler.

Que doivent faire les parents ?

Andrey Sidenko, responsable de la sécurité des enfants en ligne chez Kaspersky, a déclaré que les règles fondamentales de sécurité dans le monde réel s’appliquent également à l’environnement numérique. Les recommandations comprennent le fait de ne pas communiquer avec des inconnus, de ne pas partager de photos personnelles ou d’informations sensibles et de ne pas dissimuler à la famille les conversations préoccupantes, tout en encourageant l’enfant à se tourner vers un adulte de confiance lorsqu’il se sent mal à l’aise ou en insécurité.

Saifullah Jadidi, responsable des canaux grand public de Kaspersky au Moyen-Orient, en Turquie et en Afrique, a également appelé à instaurer de saines habitudes numériques, à réfléchir aux contenus que les enfants partagent publiquement et à utiliser les outils de contrôle parental, notamment la solution Kaspersky Safe Kids.

Pourquoi cette information est-elle importante ?

Les chiffres montrent que la protection des enfants en Égypte doit suivre l’utilisation réelle des plateformes et ne pas se limiter à une mise en garde générale contre Internet. La diffusion des services de vidéo, de messagerie et de communication élargit les possibilités d’apprentissage et d’interaction, mais augmente également les points d’exposition au grooming, à la fraude et au harcèlement. La source ne fournit pas de mesures indépendantes de l’ampleur de ces attaques ni de leur fréquence ; les résultats doivent donc être considérés comme une analyse de l’utilisation des plateformes et comme un avertissement de sécurité de Kaspersky, et non comme une estimation globale du niveau de risque pour l’ensemble des enfants en Égypte.

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