La dixième édition de la Conférence arabe sur la sécurité de l’information s’est achevée au Caire avec des recommandations axées sur la coopération cyberarabe, la gouvernance de l’intelligence artificielle et la création du noyau d’une liste arabe des prestataires de services de confiance. La proposition vise à soutenir la reconnaissance mutuelle des signatures et des transactions électroniques et à faciliter les services numériques transfrontaliers.
La dixième édition de la Conférence arabe sur la sécurité de l’information s’est achevée au Caire après deux jours de sessions et d’ateliers, avec l’annonce de recommandations allant au-delà de la protection des systèmes pour établir des mécanismes de coopération arabe plus réguliers. La principale nouvelle recommandation consiste à œuvrer à la création du noyau d’une liste arabe des prestataires de services de confiance, afin de renforcer la fiabilité des transactions numériques transfrontalières.
La conférence s’est tenue sous le slogan « 10 Years. One Cyber MENA Future », avec la participation d’organismes gouvernementaux, d’institutions nationales, d’experts et d’entreprises d’Égypte et de la région. Elle a abordé la protection des infrastructures critiques, la sécurité des données, l’intelligence artificielle, la gouvernance des technologies émergentes et le développement des compétences.
Une liste arabe des prestataires de services de confiance
La conférence propose la création du noyau d’une liste arabe des prestataires de services de confiance, afin de soutenir la reconnaissance mutuelle des services de confiance, des signatures et des transactions électroniques entre les pays arabes. Selon la recommandation, cette étape pourrait contribuer à faciliter les transactions numériques, à encourager les échanges commerciaux, à soutenir l’investissement et à renforcer l’intégration économique et numérique.
La source ne fournit pas de détails sur l’entité qui sera chargée de créer la liste, ni sur les critères d’inscription des prestataires de services ou le calendrier de mise en œuvre. La recommandation reste donc au stade politique et réglementaire, jusqu’à sa transformation en un cadre officiel définissant les mécanismes d’accréditation et de reconnaissance mutuelle ainsi que les responsabilités juridiques.
De la réponse à l’anticipation
Le docteur Bahaa Hassan, président de la conférence, a souligné que les cybermenaces évoluent rapidement, notamment avec le développement des technologies d’intelligence artificielle. Les discussions ont insisté sur la nécessité de passer de la réponse aux incidents après leur survenue à une préparation préalable, tout en renforçant la capacité des institutions à contenir les incidents, à se rétablir et à développer une plus grande résilience.
Les recommandations comprennent le renforcement de l’échange d’informations sur les attaques, le développement de mécanismes de coordination et de réponse commune, ainsi que l’amélioration de la protection des infrastructures numériques et des services essentiels. Les participants ont également appelé à utiliser l’intelligence artificielle de manière sûre et responsable et à établir des cadres de gouvernance tenant compte de la sécurité, de la confidentialité et de la gestion des risques.
Qu’est-ce qui change concrètement ?
Si les recommandations se transforment en initiatives réalisables, les prestataires de services et les institutions numériques des pays arabes pourraient disposer d’une base plus claire pour vérifier la confiance accordée aux signatures et aux transactions transfrontalières. Toutefois, l’impact réel dépendra de l’existence de normes unifiées, d’autorités de certification reconnues et de mécanismes de suivi et de mesure ; ces éléments n’ont pas été précisés par la source.
La conférence a également appelé à investir dans la formation et la recherche scientifique, à soutenir les start-up et les solutions arabes, ainsi qu’à transformer les résultats des conférences en programmes dotés d’indicateurs mesurables. Ce point demeure important, car les recommandations annoncées ne produisent un effet institutionnel que si elles sont associées à des entités chargées de leur mise en œuvre, à des responsabilités et à des échéances claires.
Les activités se sont achevées par une cérémonie en l’honneur des comités de la conférence et des sponsors, ainsi que par l’annonce des prix d’excellence en cybersécurité pour 2026 et des résultats du Arab Security Cyber Wargames Championship 2026. L’équipe Tamer El-Gayar de Jordanie a remporté la première place et un prix de 75 000 livres, suivie par l’équipe Pwnsec, puis par Broken Shell.