Espace et technologies spatiales

Les revenus des services de communications spatiales commerciales destinés à la défense pourraient dépasser 22,6 milliards de dollars d’ici 2035

Novaspace prévoit une croissance rapide du marché des communications spatiales de défense, portée par l’expansion des constellations de satellites non géostationnaires et l’adoption d’architectures multi-orbites. Les revenus des services commerciaux pourraient dépasser 22,6 milliards de dollars d’ici 2035, tandis que la demande mondiale excéderait 7,5 térabits par seconde.

2026-09-29
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certi.news Editorial Team
Les revenus des services de communications spatiales commerciales destinés à la défense pourraient dépasser 22,6 milliards de dollars d’ici 2035
Novaspace prévoit une croissance rapide du marché des communications spatiales de défense, portée par l’expansion des constellations de satellites non géostationnaires et l’adoption d’architectures multi-orbites. Les revenus des services commerciaux pourraient dépasser 22,6 milliards de dollars d’ici 2035, tandis que la demande mondiale excéderait 7,5 térabits par seconde.

La société Novaspace prévoit que les revenus des services commerciaux par satellite destinés aux secteurs de la défense et de la sécurité dépasseront 22,6 milliards de dollars d’ici 2035, parallèlement à une hausse de la demande mondiale de communications satellitaires de défense, qui atteindrait plus de 7,5 térabits par seconde. Le rapport Satellite Communications for Defense and Security, 2nd Edition attribue en grande partie cette croissance à l’adoption de constellations de satellites sur des orbites non géostationnaires (NGSO).

Novaspace indique que les institutions de défense accordent une priorité croissante à la mobilité, à la connaissance de la situation et à la capacité des réseaux à rester opérationnels pendant les perturbations. Par conséquent, les communications spatiales passent d’une capacité de soutien à un élément essentiel des architectures militaires modernes, en particulier pour les opérations nécessitant une connectivité sécurisée et résiliente.

Expansion des communications multi-orbites

Les revenus des services NGSO devraient atteindre 21,3 milliards de dollars en 2035, avec un taux de croissance annuel composé de 34 %. Selon Santiago Perez, directeur principal chez Novaspace, les architectures distribuées de communications spatiales renforcent la capacité des réseaux militaires à résister aux interruptions, au brouillage et aux attaques cinétiques, tandis que les constellations NGSO fournissent la capacité, une faible latence et la flexibilité nécessaires aux opérations futures.

La montée en puissance des NGSO ne signifie pas la disparition du rôle des satellites en orbite géostationnaire (GEO). Les revenus des services GEO devraient passer de 2,3 milliards de dollars en 2025 à 1,3 milliard de dollars en 2035, mais la demande de capacité GEO devrait tripler. Cela indique que les GEO resteront importants au sein de réseaux hybrides combinant plusieurs orbites, plutôt que d’être entièrement remplacés.

Les États-Unis et la Chine en tête de la demande

L’étude prévoit que les États-Unis resteront le plus grand marché des communications satellitaires de défense jusqu’en 2035, avec plus de 50 % de la demande mondiale et 48 % des revenus. La Chine suivra avec environ 30 % de la demande et des revenus mondiaux, ce qui reflète le lien entre ces services et les programmes de modernisation militaire des deux puissances.

Pourquoi cette information est-elle importante ?

L’importance de ces prévisions réside dans le fait qu’elles dessinent une transformation de la manière dont les réseaux de communications militaires sont conçus : la dépendance ne s’oriente pas vers une seule orbite ou un seul fournisseur, mais vers une architecture multi-orbites visant à répartir les risques et à maintenir la connectivité dans des environnements contestés. En pratique, cela pourrait influencer les décisions d’acquisition de capacités spatiales, la conception des réseaux et la planification des opérations de défense au cours de la prochaine décennie.

Les chiffres présentés sont toutefois des prévisions de marché issues d’un rapport de Novaspace et non une mesure de commandes confirmées. En outre, l’article ne détaille pas la méthodologie de calcul de la demande ni la répartition des revenus entre les programmes gouvernementaux et les services commerciaux, ce qui invite à considérer les résultats comme une estimation de l’orientation du marché, et non comme une garantie du niveau réel des dépenses.

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