TiE Dubai a annoncé cinq lauréates régionales du programme TiE Women MENA 2026, qui se disputeront le titre final en décembre lors de GITEX Global 2026. Cette annonce intervient après des finales régionales virtuelles organisées du 8 au 17 septembre, avec la participation d’entreprises issues des volets des pays de la région, du volet des Émirats arabes unis et du volet du reste de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Les lauréates et les volets
Naglaa Mohamed, cofondatrice de P-Vita, a remporté le volet Égypte, tandis que Lea Mehaweg, cofondatrice et directrice générale de Maison Safqa, a remporté le volet Arabie saoudite. Aux Émirats arabes unis, Anuscha Iqbal, cofondatrice et directrice générale de Qanooni AI, s’est imposée. Le volet du reste de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est revenu à Rowan Alawi, directrice générale de Trase, tandis qu’Aisha Alyassi, fondatrice et directrice de la marque SCULP, a remporté le volet des Émirats arabes unis.
Lors d’Expand North Star, dans le cadre de GITEX Global 2026, les cinq lauréates bénéficieront d’espaces d’exposition dédiés pour présenter leurs entreprises aux investisseurs et à d’autres acteurs de l’écosystème entrepreneurial, avant de participer à la finale régionale en décembre.
Une participation en hausse et un accent marqué sur la technologie
Le programme a attiré plus de 250 entreprises agréées dirigées par des femmes, contre environ 200 entreprises en 2025. Parmi les candidates, 228 entreprises ont été sélectionnées, puis 46 d’entre elles se sont qualifiées pour présenter leurs projets lors des finales régionales. Les principaux domaines comprenaient l’intelligence artificielle et les logiciels en tant que service, les technologies agricoles et alimentaires, les technologies médicales, la durabilité et la mode.
Les entreprises ont été évaluées selon des critères comprenant l’idée, la stratégie d’accès au marché, la solidité de l’équipe, l’avantage concurrentiel, l’adéquation du produit au marché, les objectifs financiers ainsi que la viabilité opérationnelle et technologique. Chaque finaliste a également bénéficié d’un accompagnement spécialisé afin d’améliorer sa présentation et sa préparation au marché.
Selon le document, l’intelligence artificielle est apparue dans plusieurs secteurs, des services juridiques et de la santé animale aux soins prénatals et aux plateformes communautaires. D’autres projets se sont concentrés sur la transformation des déchets agricoles en engrais, le recyclage de fils usagés en textiles et l’utilisation de capteurs intelligents pour réduire de 30 à 45 % la consommation d’eau.
Pourquoi cette information est-elle importante ?
L’importance de ces résultats tient au fait qu’ils ne présentent pas seulement un concours de présentations, mais révèlent aussi la nature des problèmes ciblés par les start-up dirigées par des femmes dans la région, notamment dans les domaines de l’eau, de la santé, des services juridiques et de la durabilité. Toutefois, les chiffres communiqués par le programme montrent que l’élargissement de la base d’entreprises ne signifie pas que l’écart de financement est comblé : les start-up dirigées par des femmes n’ont obtenu que 2,5 millions de dollars au cours du premier semestre 2026, soit 0,14 % du financement total en capital-risque dans la région, qui s’élevait à 1,7 milliard de dollars.
TiE Dubai affirme que son programme a soutenu plus de 1 000 entreprises dirigées par des femmes dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au cours des quatre dernières années, organisé plus de 350 présentations et remis des prix sans prise de participation d’une valeur de 380 000 dirhams des Émirats arabes unis. Les cinq mentors continueront d’aider les lauréates à développer leurs présentations, leurs stratégies d’entrée sur le marché et leurs documents destinés aux investisseurs avant la finale.
Le résultat de la finale, ainsi que le montant des financements ou des partenariats susceptibles de découler des occasions de présentation devant les investisseurs, restent indéterminés dans le document. De même, les chiffres de financement mentionnés reflètent un écart de financement régional général et ne suffisent pas, à eux seuls, à démontrer la réussite commerciale des cinq entreprises.