Cybersécurité

Une cyberattaque par ransomware cible le centre de santé de l'Université du Nouveau-Mexique et perturbe temporairement les soins médicaux

Le centre de sciences de la santé de l'Université du Nouveau-Mexique a subi une cyberattaque par ransomware menée par un nouveau groupe appelé Byod, entraînant des perturbations temporaires dans les soins aux patients et les interventions chirurgicales avant que les systèmes ne soient rétablis.

2026-10-27
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certi.news Editorial Team
Une cyberattaque par ransomware cible le centre de santé de l'Université du Nouveau-Mexique et perturbe temporairement les soins médicaux

Le centre de sciences de la santé de l'Université du Nouveau-Mexique (UNM Health Sciences Center) a fait l'objet d'une cyberattaque ayant provoqué une panne des systèmes et une perturbation temporaire des soins aux patients ainsi que des activités académiques. L'établissement de santé a commencé à limiter temporairement l'admission de nouveaux patients et à dérouter les ambulances vers les hôpitaux voisins, tout en suspendant les interventions chirurgicales et les rendez-vous externes.

Par ailleurs, la direction de l'université a confirmé que l'hôpital de l'Université du Nouveau-Mexique et le centre médical régional de Sandoval sont restés ouverts, les cliniques ayant repris leur calendrier de rendez-vous et d'actes médicaux. Cependant, les cours dans les quatre écoles de sciences de la santé ont été annulés, et il a été demandé au personnel non essentiel de rester chez lui.

Revendications du groupe de ransomware et détails de l'intrusion

Bien que l'université n'ait pas divulgué initialement la nature de la cyberattaque, des rapports de sécurité ont indiqué qu'un nouveau groupe se faisant appeler « Byod » a revendiqué l'attaque. Sur son site de fuite de données, le groupe a affirmé avoir piraté des milliers de systèmes à travers le campus, englobant l'infrastructure, les hôpitaux et de multiples bases de données.

Le groupe de ransomware a prétendu avoir obtenu des données personnelles concernant les étudiants et le personnel, incluant les numéros de sécurité sociale, les dossiers de ressources humaines, les données financières et de recherche, ainsi que les informations relatives aux rendez-vous hospitaliers et aux dossiers des patients. Dans une démarche atypique, le groupe a affirmé par la suite qu'il fournirait des clés de déchiffrement gratuites pour les systèmes des établissements de santé, proposant de verser des sommes d'argent aux patients touchés, dans une tentative de se faire passer pour une entité testant les failles de sécurité.

Qu'est-ce qui change concrètement ?

La direction du centre de sciences de la santé a annoncé ultérieurement que tous les systèmes électroniques critiques étaient de nouveau pleinement opérationnels et que les hôpitaux universitaires ainsi que la circulation des ambulances fonctionnaient normalement, à la suite d'efforts intensifs déployés par les équipes de cybersécurité en collaboration avec des partenaires externes pour sécuriser le réseau.

Les évaluations initiales ont montré que l'incident a affecté certains appareils d'utilisateurs finaux sans pénétrer profondément les systèmes ou les serveurs principaux. Néanmoins, les autorités compétentes ont exhorté les patients, les étudiants et le personnel à faire preuve de prudence et à rester en état d'alerte face à toute communication suspecte ou toute attaque potentielle de phishing susceptible d'exploiter les répercussions de l'intrusion.

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