Intelligence artificielle

La Turquie prévoit de créer des zones et des usines d’intelligence artificielle et de mobiliser des financements de 25 milliards de livres turques

La Turquie prévoit de créer des « zones de croissance de l’intelligence artificielle » comprenant une infrastructure informatique et des centres destinés à soutenir le développement de modèles et de produits, ainsi que de lancer deux fonds dotés de ressources ciblées de 25 milliards de livres turques. Le plan prévoit également l’attribution de 1 000 bons pour l’intelligence artificielle et le soutien à des investissements privés d’une valeur de 10 milliards de dollars d’ici 2030.

2026-08-29
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certi.news
La Turquie prévoit de créer des zones et des usines d’intelligence artificielle et de mobiliser des financements de 25 milliards de livres turques

La Turquie prévoit de mettre en place un ensemble de mécanismes d’investissement et d’infrastructures pour soutenir l’intelligence artificielle au cours de la période 2026-2030, dans le cadre du « Plan d’action turc pour l’intelligence artificielle ». Le plan comprend la création de « zones de croissance de l’intelligence artificielle » et d’« usines d’intelligence artificielle », ainsi qu’un mécanisme de financement allant de la recherche fondamentale à la croissance des start-up.

Selon les informations rapportées par l’Agence Anadolu d’après ses sources, le ministère turc de l’Industrie et de la Technologie coordonne la mise en œuvre des plans, en s’appuyant sur le budget général, les investissements du secteur privé, les fonds internationaux, les incitations et les partenariats public-privé. Le gouvernement vise à créer une valeur économique dépassant 1 000 milliards de livres turques.

Une infrastructure commune pour les entreprises et les chercheurs

Les zones de croissance proposées comprendront des centres de données et des investissements dans l’intelligence artificielle, avec des équipements préinstallés pour l’énergie, les terrains et les télécommunications. Ces zones devraient également offrir des procédures accélérées pour l’obtention des permis et des licences, ainsi que des connexions en fibre optique à haute capacité dotées de capacités de secours.

Les « usines d’intelligence artificielle » réuniront des capacités de calcul à grande échelle, des zones de données, des outils de développement de modèles, des environnements de test, un soutien technique et des services de transformation des projets en produits. Elles fonctionneront avec une énergie à faible intensité carbone, conformément au plan. Celui-ci prévoit que les principaux investisseurs et opérateurs réservent une capacité aux petites et moyennes entreprises, aux start-up et aux chercheurs, tout en fournissant des conseils et en contribuant à l’écosystème local.

La Turquie vise à annoncer la première zone de croissance dans un délai d’un an, à sélectionner les principaux investisseurs et à mettre en service la première phase d’au moins une zone d’ici la fin de 2027. D’ici la fin de 2028, elle prévoit d’annoncer au moins cinq zones, d’en mettre trois en service, d’ouvrir trois centres régionaux d’excellence et six points d’accès, et d’atteindre un taux d’utilisation de 70 % de la capacité opérationnelle.

Une échelle de financement, de la recherche à la croissance

Le plan prévoit la création d’une « échelle de financement de l’intelligence artificielle » composée de deux fonds. Le « Fonds national de recherche sur l’intelligence artificielle » consacrera au moins 10 milliards de livres turques à la recherche fondamentale et appliquée ainsi qu’aux projets à un stade précoce, avec pour objectif qu’au moins 40 % des projets soutenus passent au stade du prototype ou de l’expérimentation pilote.

Les entreprises turques qui démontrent l’adéquation du produit au marché ou qui arrivent à maturité grâce au fonds de recherche bénéficieront du soutien du « Fonds de croissance de l’intelligence artificielle », doté de 15 milliards de livres turques. Le fonds vise à contribuer au financement d’au moins 20 start-up et à stimuler des investissements privés d’au moins deux livres turques pour chaque unité de fonds public.

Le fonds fonctionnera selon trois axes : l’investissement conjoint du gouvernement et d’investisseurs privés à parts égales, le transfert de ressources vers des fonds locaux et étrangers de capital-risque, ainsi que l’octroi d’un soutien sous forme de dette et de garanties. Le ministère de l’Industrie et de la Technologie en assumera la responsabilité principale, en coopération avec le ministère du Trésor et des Finances, la présidence de la Stratégie et du Budget, TÜBİTAK et le Fonds souverain turc.

Qu’est-ce qui change concrètement pour les petites entreprises ?

Le plan vise à attribuer 1 000 bons pour l’intelligence artificielle au cours des 12 premiers mois afin d’aider les petites et moyennes entreprises et les start-up à transformer leurs idées en produits. L’objectif est de faire passer au moins la moitié des projets soutenus à des expérimentations sur le terrain, et de transformer au moins un tiers de ces expérimentations en produits ou services permanents.

Le plan fixe également des objectifs opérationnels pour les expérimentations, notamment une hausse moyenne d’au moins 10 % de la productivité ou de la qualité, un passage de l’expérimentation au projet pilote en quatre mois au maximum, et du projet pilote au produit en six mois au maximum.

Impact et limites encore ouvertes

L’importance de l’initiative tient au fait qu’elle ne se concentre pas uniquement sur le financement des modèles, mais relie le calcul, les données, les tests et la commercialisation au sein d’une même infrastructure dont les entreprises plus petites peuvent bénéficier. La Turquie vise également à stimuler des investissements privés d’au moins 10 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle et les centres de données d’ici 2030, et à atteindre une capacité agrégée d’au moins un gigawatt.

Les chiffres mentionnés sont toutefois des objectifs de mise en œuvre et non des résultats déjà obtenus. L’article ne précise pas les mécanismes de sélection des projets, les conditions d’attribution des bons, la répartition de la capacité ni les tarifs d’accès, et ne fournit pas non plus de détails sur le calendrier effectif du financement. La valeur concrète du plan dépendra donc de la transformation de ces objectifs en capacités accessibles aux entreprises et aux chercheurs, et pas uniquement de l’annonce des zones et des fonds.

Source de l’actualité
Anadolu Agency Technology
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