La start-up Fambot a lancé un service basé sur l’intelligence artificielle pour aider les familles à gérer la charge organisationnelle liée aux enfants, comme les messages des écoles, les horaires des activités sportives, les calendriers, les groupes de communication et les tâches habituellement réparties entre les e-mails et différentes applications.
Fambot décrit son service comme un « chef de cabinet doté d’intelligence artificielle » pour les parents. Selon l’entreprise, le service ne se contente pas de répondre à une demande saisie par l’utilisateur : il tente aussi de fournir une assistance proactive en créant une liste quotidienne des tâches, en affichant les prochains événements du calendrier et en signalant les engagements nécessitant un suivi.
Comment le service fonctionne-t-il ?
Les utilisateurs connectent les comptes de messagerie et de calendrier ainsi que les groupes WhatsApp qu’ils souhaitent suivre. Fambot rassemble ensuite les informations pertinentes dans une interface unique, avec la possibilité de communiquer avec le service par SMS pour poser des questions ou demander des mises à jour. Le service est également disponible sur le web et via des applications iOS et Android, et pas uniquement par SMS.
L’entreprise utilise un ensemble de modèles d’intelligence artificielle et affirme qu’aucun de ces modèles n’est autorisé à s’entraîner sur les données des utilisateurs. La source ne fournit pas de détails supplémentaires sur le stockage des données ou les autorisations d’accès aux messages et aux comptes, des points importants pour les familles avant une adoption à grande échelle.
Qui se trouve derrière Fambot ?
L’entreprise a été fondée par Greg Karlin, ancien ingénieur chez Instagram et directeur technique, ainsi que par David Reich, directeur général et père de famille, qui a auparavant été président de UnitedMasters et a travaillé à la direction des produits chez Uber, avec Jason Morrow, qui a précédemment travaillé chez Google et LinkedIn.
L’équipe a commencé à travailler sur cette solution il y a environ un an et demi, en s’appuyant en partie sur l’expérience personnelle de Reich, qui devait suivre des dizaines de messages et de rendez-vous liés à ses enfants. Avant le lancement, l’entreprise a testé le service auprès de plus de 1 000 familles et a déclaré que les résultats montraient un intérêt dépassant celui des familles nombreuses où les deux parents travaillent, pour inclure également les familles avec un enfant unique, les familles monoparentales et d’autres formes de familles.
Disponibilité et financement
Le service est actuellement gratuit pendant la phase de test sur iOS, Android et le web. Fambot prévoit d’instaurer ultérieurement un tarif proche du coût d’un abonnement Netflix, tout en précisant que cette estimation peut évoluer. L’entreprise a levé 3,5 millions de dollars lors d’un tour de financement de pré-amorçage, codirigé par NextView Ventures et Baukunst, avec la participation de Correlation Ventures, Karman Ventures et Founders Network.
Pourquoi ce lancement est-il important ?
Fambot parie sur le fait que l’utilité des agents d’intelligence artificielle ne se limite pas à l’exécution de commandes isolées, mais peut s’étendre à la coordination d’informations réparties entre les e-mails, le calendrier, les groupes de discussion et les applications des écoles et des clubs. En pratique, cela pourrait réduire le nombre d’endroits que les parents doivent consulter chaque jour, mais la valeur du service dépendra de la précision avec laquelle il extrait les tâches et de sa capacité à ne pas manquer un message important.
L’entreprise prévoit de connecter Fambot à davantage d’applications utilisées par les écoles, les activités sportives et les groupes. Cette expansion pourrait en faire un centre des communications familiales, mais elle accroît également la sensibilité des données qu’il traitera. Pour l’instant, le produit reste en phase de test ; les détails relatifs à la confidentialité, l’étendue des prochaines intégrations et la capacité du système à gérer la diversité des familles et des sources d’information restent des questions ouvertes que la source n’a pas tranchées.