Vodafone Cash a conservé sa première place sur le marché des portefeuilles électroniques proposés par les opérateurs télécoms en Égypte au cours du premier semestre 2026, selon le dernier rapport publié par l’Autorité nationale de régulation des télécommunications sur les indicateurs d’utilisation des portefeuilles électroniques entre janvier et juin. Le service a dominé le marché en nombre de portefeuilles, en activité des utilisateurs, ainsi qu’en nombre et en valeur financière des transactions.
Le nombre total de portefeuilles électroniques appartenant aux opérateurs télécoms a atteint 57,01 millions à l’échelle nationale. Vodafone Cash représentait 53 % de ce total, contre 23 % pour Etisalat Cash, 20 % pour Orange Cash et 4 % pour « We Pay ».
L’écart se creuse lorsqu’on examine les portefeuilles actifs : la part de Vodafone Cash atteignait 57 %, contre 24 % pour Etisalat Cash, 17 % pour Orange Cash et 2 % pour « We Pay ». Ces pourcentages montrent que la progression du service ne tient pas uniquement au nombre de portefeuilles enregistrés, mais apparaît également dans l’indicateur d’activité présenté par le rapport.
La première place s’étend à l’utilisation et à la valeur
Vodafone Cash représentait 69 % du nombre total de transactions financières effectuées via les portefeuilles des opérateurs télécoms au cours de la période, tandis que la part d’Etisalat Cash s’élevait à 20 %, celle d’Orange Cash à 10 % et celle de « We Pay » à 1 %. En valeur financière, la part de Vodafone Cash atteignait 77 %, contre 14 % pour Etisalat Cash, 8 % pour Orange Cash et 1 % pour « We Pay ».
Parallèlement, l’ensemble du marché des portefeuilles électroniques a progressé par rapport au premier semestre 2025. Le nombre de portefeuilles a augmenté de 23 %, passant de 46,33 millions à 57,01 millions, tandis que le nombre de transactions a progressé de 62 % pour atteindre 2,22 milliards d’opérations, contre 1,37 milliard d’opérations. La valeur totale des transactions a également augmenté de 56 %, atteignant 2,96 billions de livres égyptiennes, contre 1,90 billion de livres égyptiennes sur la période de comparaison.
Que révèlent les schémas de transactions ?
Les transferts entre portefeuilles représentaient 54 % du nombre total de transactions, suivis par les opérations de recharge du solde téléphonique et d’Internet, avec 25 %, puis les dépôts avec 13 %, les retraits avec 4 % et les autres paiements avec 4 %. Cette dernière catégorie comprend les dons, le paiement des factures de services publics et les achats.
En valeur, les transferts entre portefeuilles représentaient 67 % du total, contre 17 % pour les dépôts, 12 % pour les retraits, 3 % pour les autres paiements et 1 % pour les recharges de solde.
Pourquoi cette information est-elle importante ?
Les données confirment que les portefeuilles électroniques sont devenus un canal majeur pour les paiements numériques en Égypte, avec une croissance manifeste du nombre d’utilisateurs ou de portefeuilles enregistrés, ainsi que de la fréquence et de la valeur des transactions. La part de Vodafone Cash révèle également une forte concentration du marché autour d’un seul fournisseur, tandis que le rapport ne fournit pas, d’après les informations disponibles, d’explication aux causes de cet écart ni de données détaillées sur la valeur par utilisateur.
L’expansion de l’utilisation est liée à l’augmentation des services disponibles via les portefeuilles, notamment le paiement des services publics, la recharge des cartes d’électricité prépayées au moyen de la technologie NFC, ainsi que la consultation et le paiement électroniques des services du parquet. Ces chiffres décrivent la performance du marché sur une période de six mois ; ils ne suffisent pas à eux seuls pour évaluer la rentabilité, la qualité du service ou les taux de fidélisation des utilisateurs.