Le salon CEATEC 2026, au Japon, met l’accent sur le passage de l’intelligence artificielle du traitement de l’information à l’interaction avec le monde physique, tout en présentant des technologies industrielles et grand public comprenant des lunettes intelligentes, des robots et l’Internet des objets. Le salon se tiendra du 13 au 16 octobre 2026, parallèlement à l’événement Japan Mobility Show Bizweek 2026.
L’organisateur, l’Association japonaise des industries de l’électronique et des technologies de l’information (JEITA), a dévoilé le 6 octobre les principaux thèmes de l’événement ainsi que les résultats des CEATEC AWARD 2026. Cette année, CEATEC accueille 821 exposants, dont 338 start-up ou organismes universitaires, tandis que le nombre de visiteurs attendu sur les journées du salon s’élève à 110 000 personnes.
L’intelligence artificielle physique au premier plan du salon
Selon le producteur exécutif de CEATEC, le salon vise à présenter aux visiteurs l’intelligence artificielle, notamment l’intelligence artificielle générative et l’intelligence artificielle physique, en exposant des applications susceptibles d’atteindre les utilisateurs. Cela traduit une orientation vers des modèles qui ne se contentent pas de produire des textes ou des images, mais qui interagissent avec des tâches et des contraintes présentes dans le monde réel.
Parmi les technologies distinguées lors des CEATEC AWARD 2026 figure le Task-specific Universal Safety System, connu sous l’abréviation TUSS, développé par le groupe Mitsubishi Electric en collaboration avec Mitsubishi Electric Research Laboratories.
Selon l’article, TUSS permet d’ajouter des capacités de vérification de la sécurité à l’intelligence artificielle physique. La technologie peut gérer plusieurs tâches au moyen d’instructions en langage naturel, tout en vérifiant les risques de collision et en détectant les situations anormales. Cette approche vise à accroître la fiabilité des systèmes qui introduisent l’intelligence artificielle physique sur les lieux de travail.
Qu’est-ce qui change concrètement ?
L’importance de TUSS réside dans le fait que le système traite un aspect différent de la capacité du modèle à comprendre les instructions ou à exécuter un mouvement : la manière dont il se comporte lorsque les conditions d’exploitation changent ou lorsqu’un obstacle inattendu apparaît. Mitsubishi Electric indique que la technologie pourrait être utilisée dans les usines pour comprendre les situations anormales et contribuer à l’exécution sûre des opérations, avec un objectif de mise en application au cours de l’exercice 2027.
Cependant, l’article ne fournit pas de détails sur les produits ou les lignes de production qui utiliseront la technologie, ni sur les résultats de tests indépendants ou les indicateurs quantitatifs de réduction des accidents. Le prix ne peut donc pas être considéré comme une preuve suffisante d’une large maturité commerciale : il indique une orientation technologique prometteuse, tandis que la capacité de mise à l’échelle, la fiabilité opérationnelle et les limites de performance dans les environnements industriels restent des questions ouvertes.
D’autres technologies présentes dans le paysage
La présentation comprend également de nouvelles lunettes intelligentes de TDK, ainsi que des technologies liées à la mobilité et à la numérisation. Japan Mobility Show Bizweek 2026 réunit par ailleurs environ 217 exposants, dont 114 start-up ou organismes universitaires, 49 entreprises et 20 fédérations ou organismes, auxquels s’ajoutent des participants des secteurs japonais de l’automobile et des machines.
Pour le visiteur technophile, CEATEC 2026 donne un aperçu de l’élargissement du débat sur l’intelligence artificielle : des modèles génératifs aux systèmes qui prennent des décisions dans des environnements physiques. Toutefois, la valeur pratique de ces solutions dépendra de leur capacité à fonctionner de manière sûre et stable, et non de la simple intégration d’un modèle d’intelligence artificielle dans un système robotique ou industriel.