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OpenAI intègre ChatGPT Health à Epic pour accéder aux données de plus de 325 millions de patients

OpenAI a annoncé l’intégration de ChatGPT Health au système de dossiers médicaux électroniques Epic, permettant aux cliniciens de résumer les dossiers des patients et de poser des questions à leur sujet, tout en maintenant l’intégration en lecture seule. L’entreprise a également lancé l’extension Healthcare Public Data pour accéder à des sources de santé publiques, alors que le débat sur la sécurité de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les soins de santé se poursuit.

2026-09-02
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certi.news
OpenAI intègre ChatGPT Health à Epic pour accéder aux données de plus de 325 millions de patients

OpenAI a annoncé l’intégration de ChatGPT Health à Epic, l’un des principaux systèmes de dossiers médicaux électroniques (EHR) aux États-Unis, qui héberge des données concernant plus de 325 millions de patients. Cette initiative permet aux cliniciens d’examiner les informations des patients via ChatGPT et de poser des questions à leur sujet, au lieu de se contenter de consulter le dossier médical à travers son interface traditionnelle.

L’intégration couvre les notes de rendez-vous, les résultats d’analyses, les informations sur les médicaments et les documents des médecins spécialistes. Le système peut utiliser ces données pour résumer le dossier, présenter les évolutions de l’historique médical, créer une chronologie clinique et aider le médecin à se préparer aux prochains rendez-vous. Dans certains systèmes, ChatGPT peut être intégré directement au flux de travail du dossier électronique, ce qui permet d’effectuer une évaluation préliminaire avant le rendez-vous sans quitter le dossier du patient.

Une intégration en lecture seule

OpenAI indique que l’intégration donne à ChatGPT un accès en lecture seule aux dossiers des patients et ne l’autorise pas à y inscrire de données. Cette restriction établit des limites claires au rôle de l’outil dans l’environnement des soins de santé, puisque sa fonction annoncée se limite à la consultation, à l’analyse et à l’aide à la préparation, sans modification directe du dossier médical.

En parallèle, l’entreprise a lancé l’extension Healthcare Public Data destinée aux professionnels du secteur de la santé. Cette extension peut récupérer des informations depuis ClinicalTrials.gov, CMS Coverage, RxNorm, DailyMed et PubMed. Selon OpenAI, ces sources peuvent être utilisées pour évaluer les critères d’éligibilité aux essais cliniques, analyser les informations sur les médicaments, examiner les politiques de remboursement et rassembler des données liées aux prestataires de soins de santé.

Qu’est-ce qui change concrètement ?

L’annonce n’ajoute pas seulement une nouvelle source de données sur les patients : elle place également les modèles conversationnels au cœur d’un flux de travail sur lequel les médecins s’appuient quotidiennement. La valeur pratique réside ici dans la réduction du temps nécessaire pour effectuer des recherches dans un dossier volumineux et relier des éléments dispersés tels que les résultats de laboratoire, les médicaments et les notes cliniques. Toutefois, la source ne précise pas les établissements dans lesquels l’intégration a commencé, ni l’étendue de sa disponibilité ou les mécanismes de contrôle humain pour chaque utilisation.

OpenAI a précisé que les établissements qui signent un accord d’associé commercial (BAA) peuvent utiliser ChatGPT Work, Codex, les applications et les fonctions de connexion dans un flux de travail conforme aux exigences relatives aux données de santé. L’entreprise a également souligné que ChatGPT ne devrait pas être utilisé pour établir des diagnostics ou proposer des traitements.

La sécurité reste un point décisif

Cette expansion intervient après l’annonce par OpenAI de la mise à disposition de ChatGPT Health pour tous les consommateurs aux États-Unis au cours du mois précédent, l’entreprise affirmant que les utilisateurs posent environ 300 millions de questions liées à la santé chaque semaine. Elle a également indiqué avoir recueilli les retours de plus de 4 300 médecins à travers 27 scénarios d’utilisation clinique, et que 99,1 % des réponses avaient été considérées comme sûres.

Ces chiffres proviennent d’OpenAI et ne dissipent pas les questions ouvertes concernant l’exactitude des réponses et la sécurité du recours à celles-ci dans les décisions médicales. La source signale également que le débat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé se poursuit, et que l’entreprise fait face à des poursuites liées aux conseils de santé fournis par ChatGPT. Ainsi, malgré l’élargissement des données auxquelles il peut accéder en lecture, l’outil reste une aide et non un substitut à l’évaluation médicale et à la responsabilité clinique.

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