La société Pearson (FTSE: PSON.L) a signé un protocole d’accord avec le ministère égyptien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, afin de soutenir l’adoption et l’élargissement des qualifications d’apprentissage appliqué reconnues internationalement au sein des instituts techniques et des universités égyptiens.
Le partenariat permet d’examiner l’introduction des qualifications de Pearson dans l’enseignement supérieur, notamment les programmes des niveaux 4 et 5, qui associent connaissances académiques et compétences pratiques liées au monde du travail. Selon l’article, ces qualifications correspondent aux deux premières années d’un cursus universitaire menant à un diplôme de licence avec mention et offrent également aux apprenants des parcours vers l’emploi ou la poursuite d’études.
Que prévoit le protocole d’accord ?
Les deux parties n’ont pas annoncé de calendrier de mise en œuvre ni les noms des établissements d’enseignement qui commenceront à appliquer les programmes, mais le champ de coopération annoncé comprend l’exploration de possibilités visant à renforcer l’enseignement supérieur technique, à améliorer la qualité des programmes d’études et à développer les compétences des membres du corps enseignant et des personnels éducatifs.
Le partenariat vise également à créer des parcours éducatifs fondés sur des normes internationales, en mettant l’accent sur les secteurs qui connaissent une croissance rapide. Pearson indique que ses qualifications dans l’enseignement supérieur sont proposées dans plus de 60 pays et qu’elles ont été élaborées en collaboration avec des employeurs et des experts du secteur afin de relier leur contenu aux besoins du marché du travail.
Pourquoi cette coopération est-elle importante ?
Le protocole intervient alors que l’Égypte prévoit une croissance continue du nombre d’inscrits dans l’enseignement supérieur. Le nombre actuel d’étudiants inscrits s’élève à environ 3,76 millions, et devrait dépasser 4 millions au cours de l’année universitaire 2027-2028, selon l’article.
En pratique, le défi ne concerne pas uniquement l’augmentation de la capacité d’accueil, mais aussi la capacité des établissements à former des étudiants possédant des compétences pratiques utilisables et des certifications reconnues en dehors du système éducatif local. De ce point de vue, les qualifications appliquées pourraient offrir une voie complémentaire à l’enseignement académique traditionnel, notamment dans les instituts techniques et les programmes directement liés à l’emploi.
Qu’est-ce qui n’est pas encore clarifié ?
Le protocole demeure au stade de l’exploration de la coopération et l’article ne fournit donc aucun détail sur le nombre de programmes ou d’étudiants bénéficiaires, ni sur les mécanismes de reconnaissance des qualifications au sein de chaque établissement égyptien, leur coût ou leurs conditions d’admission. Les secteurs auxquels sera accordée la priorité lors de la mise en œuvre n’ont pas non plus été précisés.
L’accord soutient les orientations de la Vision Égypte 2030 et de la stratégie nationale pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, selon la source. Mark Bryson-Richardson, ambassadeur britannique en Égypte, Jane Baker, vice-présidente du secteur de l’apprentissage et des compétences des entreprises chez Pearson, et Mark Howard, directeur du British Council en Égypte, ont participé à l’annonce. Leurs déclarations ont mis l’accent sur la coopération internationale et sur le lien entre l’éducation, les compétences et la croissance économique.
D’un point de vue éditorial, l’importance de cette information réside dans la possibilité d’introduire des parcours de qualifications appliquées internationales dans le secteur égyptien de l’enseignement supérieur, et non dans le lancement d’un nouveau produit éducatif en tant que tel. L’impact réel du partenariat dépendra des détails de sa mise en œuvre, de la reconnaissance institutionnelle et de l’adéquation des programmes aux besoins des employeurs, des points qui n’ont pas été tranchés par le protocole d’accord annoncé.