Le ministère égyptien de l’Industrie œuvre à renforcer la numérisation du secteur industriel grâce au système numérique unifié de soutien aux fabricants, qui regroupe des services destinés aux investisseurs industriels et aux usines durant les différentes étapes du projet, depuis l’étude de l’idée et la préparation de l’étude de faisabilité, en passant par la création, l’exploitation et l’expansion, jusqu’à la commercialisation des produits et l’accès à de nouveaux marchés.
Ce système s’inscrit dans une orientation visant à bâtir un environnement industriel fondé sur les données et sur l’interconnexion numérique entre les fabricants, les organismes publics et les composantes des chaînes d’approvisionnement. Selon ce qu’a annoncé le ministère, cette interconnexion peut accroître l’efficacité des services fournis au secteur, améliorer la compétitivité du produit local et soutenir les possibilités d’intégration entre les industries.
Gestion des réclamations et suivi de la performance des services
Le système permet aux fabricants d’enregistrer leurs réclamations et d’en suivre le traitement selon des délais précis et contraignants pour la réponse, avec une coordination entre le ministère de l’Industrie et les organismes et ministères concernés. Il affiche également des indicateurs de performance en temps réel, notamment le délai de réponse, les taux de réalisation, les types de problèmes récurrents et les niveaux de satisfaction des fabricants.
Une commission de suivi au sein du ministère de l’Industrie examine les réclamations qui n’ont pas été résolues, afin d’accélérer leur traitement et de renforcer la transparence et l’impartialité dans la résolution des problèmes du secteur. En pratique, cela fournit un parcours plus clair pour suivre les demandes, au lieu de se limiter à déposer une réclamation sans indicateurs publiés sur les différentes étapes de son traitement.
Relier les besoins des usines aux fournisseurs
Le système comprend une base de données numérique des intrants de production locaux. Cette base permet aux usines de présenter les intrants de production qu’elles fournissent, tandis que les autres usines peuvent enregistrer leurs besoins et les rendre accessibles aux fournisseurs. Cette démarche vise à accroître le recours au fournisseur local, à approfondir la fabrication et à réduire la dépendance aux importations, tout en ouvrant aux petites et moyennes entreprises des possibilités d’intégrer les chaînes d’approvisionnement industrielles.
Le système fournit également un marché numérique des produits industriels finis, permettant aux industriels, aux commerçants et aux exportateurs de prendre connaissance des produits proposés, avec la possibilité d’organiser des réunions virtuelles entre les parties. Le ministère n’intervient pas dans les aspects commerciaux ou financiers des transactions susceptibles de naître par ce canal.
Qu’est-ce qui change concrètement pour les investisseurs et les usines ?
Le ministère a lancé le service « Calculez votre opportunité » afin d’aider les investisseurs à évaluer plus rapidement les idées industrielles. Le service s’appuie sur des technologies d’intelligence artificielle pour analyser les données du projet, préparer une étude de faisabilité préliminaire en quelques minutes et fournir des indicateurs initiaux sur la faisabilité et les chances de réussite.
Ces résultats ne remplacent pas les études spécialisées : ils constituent un point de départ pour prendre une décision initiale avant de passer à la préparation d’études plus détaillées. Le système vise également les usines en difficulté en les mettant en relation avec les organismes de financement et en offrant des possibilités de partenariat et d’investissement avec des investisseurs souhaitant se développer dans les secteurs industriels.
Le ministère de l’Industrie invite les usines et les établissements industriels à s’inscrire et à créer leur dossier industriel, à ajouter leurs produits au catalogue des produits industriels et à enregistrer leurs besoins en intrants de production. À mesure que la base de données s’élargira, le système pourrait fournir des indicateurs plus précis sur la demande locale, les produits en circulation et les lacunes des chaînes d’approvisionnement, ce qui contribuerait à identifier les possibilités d’investissement, à soutenir les industries auxiliaires et à formuler les politiques industrielles. Sa réussite restera liée à la mesure dans laquelle les données enregistrées se transformeront en services plus rapides et en décisions industrielles s’appuyant effectivement sur l’information.
Ces évolutions ont été annoncées le 19 août 2026.