L’Université Saxony Egypt des sciences appliquées et de la technologie a signé un protocole de coopération avec le ministère égyptien du Travail afin de développer des programmes d’enseignement technologique appliqué et de formation professionnelle, et de les relier aux compétences nécessaires dans les secteurs de la fabrication, du transport et des services. La signature du protocole s’est déroulée en présence du ministre du Travail, Hassan Raddad Al-Mashed, ainsi que de représentants du ministère, de l’université et de la société SERA Education.
L’Université Saxony Egypt a été fondée par la société Al Ahly SERA, une coentreprise d’investissement entre SERA Education et Al Ahly Capital Holding. Selon l’annonce, le partenariat vise à élargir l’accès à une formation technique de haute qualité et à soutenir les parcours qualifiants permettant d’accéder aux emplois recherchés, conformément aux priorités de la Vision 2030 de l’Égypte dans les domaines de l’éducation et de la formation techniques et professionnelles.
Comment la mise en œuvre des programmes sera-t-elle répartie ?
Aux termes du protocole, le ministère du Travail sera chargé de proposer les candidats qualifiés et de déterminer le montant du soutien financier alloué à chaque stagiaire, tandis que l’Université Saxony Egypt mettra en œuvre et supervisera les programmes et réalisera les évaluations nécessaires. Les deux parties délivreront également des certificats reconnus aux stagiaires, avec des cours avancés proposés aux personnes souhaitant poursuivre leur développement professionnel et obtenir des qualifications supérieures.
Les programmes devraient tirer parti à la fois du campus de l’université et des centres de formation relevant du ministère du Travail, sous la supervision de formateurs certifiés. Le modèle pédagogique annoncé repose sur l’affectation de 60 % du contenu à la formation pratique et appliquée, afin de mieux faire correspondre les compétences acquises par les stagiaires aux exigences réelles du travail.
Les véhicules électriques parmi les priorités de la première phase
Les priorités opérationnelles comprennent la création d’un centre de formation spécialisé dans le domaine des véhicules électriques, afin de préparer des cadres techniques capables de suivre les évolutions du secteur des transports. L’annonce n’a pas précisé la date d’ouverture du centre ni le nombre de stagiaires visés, mais elle a indiqué que la commission conjointe fixerait le nombre de participants, les règles d’admission, le contenu de la formation et les calendriers définitifs.
Qu’est-ce qui change concrètement ?
Le protocole confère au ministère du Travail un rôle dans la détermination des bénéficiaires et des besoins de formation, tandis que l’université fournit le programme académique, la mise en œuvre et l’évaluation. Cette répartition devrait relier le réseau des centres de formation relevant du ministère à un modèle universitaire axé sur la pratique, plutôt que de se limiter à un parcours de formation distinct des besoins des secteurs industriels.
Cette initiative revêt une importance supplémentaire pour les spécialités dont les exigences évoluent rapidement, comme la maintenance des véhicules électriques. Toutefois, son impact concret restera lié aux détails qui n’ont pas encore été annoncés, notamment le nombre de promotions, les conditions d’admission, les dates de début de la formation et la nature des certificats qui seront délivrés aux participants.
Une commission conjointe pour la supervision et la mise à jour
La coopération prévoit la création d’une commission composée de représentants du ministère du Travail et de l’Université Saxony Egypt, chargée de superviser la mise en œuvre, de déterminer les spécialités les plus demandées, de suivre les taux de réalisation et d’évaluer les programmes. La commission est habilitée à faire évoluer le contenu de la formation en fonction des changements intervenant sur le marché du travail et dans l’industrie.
L’université a annoncé avoir commencé ses activités académiques en septembre 2024 et a indiqué que le protocole s’inscrivait dans la continuité de son orientation vers l’enseignement technologique appliqué. Le 18 août 2026, l’annonce indiquait que la commission conjointe tenait ses réunions pour préparer la première phase et accueillir les premières promotions de stagiaires, sans révéler de date définitive de démarrage.