Koray Oksay, ambassadeur de la CNCF, estime que les organisations placent souvent Kyverno sous la responsabilité des équipes de sécurité. Elles l’utilisent pour valider les configurations Kubernetes, bloquer les conteneurs exécutés avec les privilèges root ou imposer des normes de sécurité des conteneurs, puis laissent de côté une grande partie de ses capacités. Selon Oksay, cette classification mentale cantonne Kyverno au rôle de « passerelle » qui empêche les mauvaises configurations, alors qu’il peut être utilisé comme une brique fondamentale sur laquelle les équipes de plateforme construisent leurs services et leurs règles opérationnelles.
Cette opinion s’appuie sur l’expérience de l’auteur, qui a commencé par une présentation à la conférence KCD Munich en 2023, intitulée « Sécuriser les charges de travail Kubernetes avec Kyverno ». Après trois années de travail dans des environnements de production, il affirme que son intérêt s’est déplacé vers la gouvernance, CEL et le libre-service des plateformes, et que la description de Kyverno comme « moteur de politiques » ne suffit plus à couvrir son périmètre.
Pourquoi la classification comme outil de sécurité ne suffit-elle pas ?
Oksay ne nie pas les fonctions de sécurité de Kyverno. La plateforme peut bloquer les configurations non sécurisées, imposer les Pod Security Standards et vérifier les signatures des images de conteneurs. Mais la réduire à la sécurité בלבד בלבד?}