Énergie et technologies vertes

Pacific Fusion commence la construction d’une installation de fusion visant à produire suffisamment d’énergie pour fonctionner

La start-up Pacific Fusion a commencé la construction d’une installation expérimentale au Nouveau-Mexique visant à atteindre ce que l’on appelle le « gain net de l’installation » d’ici 2030, c’est-à-dire produire une quantité d’énergie équivalente à celle consommée par l’installation elle-même. L’entreprise prévoit d’utiliser les résultats du projet pour parvenir à une centrale commerciale au milieu des années 2030.

2026-08-25
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فريق تحرير certi.news
Pacific Fusion commence la construction d’une installation de fusion visant à produire suffisamment d’énergie pour fonctionner

Pacific Fusion a commencé la construction d’une installation expérimentale à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, dans le but de surmonter l’un des principaux obstacles pratiques à la transformation de la fusion nucléaire en source commerciale d’électricité : produire suffisamment d’énergie pour alimenter l’installation qui réalise elle-même la réaction.

L’entreprise appelle cet objectif le « gain net de l’installation » (net facility gain) et entend l’atteindre d’ici 2030. Cela diffère de la démonstration qu’une réaction de fusion individuelle a produit davantage d’énergie que celle absorbée par le combustible ; à ce stade, il faut comptabiliser la consommation de l’ensemble des équipements et de l’installation. Selon l’article, aucun appareil ni aucune expérience n’a encore atteint ce niveau, même si le National Ignition Facility a démontré que des réactions de fusion contrôlées pouvaient produire plus d’énergie que celle consommée par le combustible, tout en restant loin de faire fonctionner l’installation de manière autonome.

Comment Pacific Fusion testera-t-elle son approche ?

L’entreprise s’appuie sur des impulsions électriques très puissantes et coordonnées avec précision pour créer un champ magnétique autour d’une cible de combustible de la taille approximative d’une gomme de crayon, puis la comprimer jusqu’à ce que les atomes du combustible fusionnent. L’installation expérimentale comprendra 156 unités de génération d’impulsions. Chaque unité contient 32 étages circulaires, et chaque étage se compose de 10 unités plus petites, comprenant chacune deux condensateurs destinés à stocker l’énergie et un interrupteur permettant de la libérer.

Pacific Fusion avait auparavant testé, au début de l’année, une version réduite au tiers de la taille d’une unité d’impulsions, atteignant une puissance maximale de 440 gigawatts pendant 80 nanosecondes. L’entreprise a jugé ces résultats suffisants pour poursuivre la construction de l’installation. La version expérimentale devrait effectuer un nombre limité de « tirs » par jour, tandis qu’une centrale électrique à pleine échelle devrait réaliser un tir par seconde.

Qu’est-ce qui change concrètement ?

Chaque impulsion du système expérimental vise à produire environ 100 mégajoules, selon Keith LeChien, cofondateur et directeur technique de l’entreprise, soit près de dix fois la production du National Ignition Facility. Outre les essais sur le gain net de l’installation, le site accueillera des expériences liées à la sécurité nationale et à la fusion à haut rendement. D’autres sites de recherche similaires existent aux États-Unis, mais la source indique que le National Ignition Facility a commencé à montrer des signes de vieillissement.

Pacific Fusion affirme qu’une centrale commerciale devra produire environ cinq fois plus d’énergie que l’installation expérimentale, notamment pour couvrir les équipements supplémentaires nécessaires à une centrale de production d’électricité. L’entreprise vise la mise en service d’une centrale commerciale au milieu des années 2030, à moins que les exigences d’expansion ou de fiabilité ne la retardent.

La course au financement et les défis encore ouverts

Pacific Fusion a été fondée en 2023 et a levé plus d’un milliard de dollars lors d’un tour de financement de série A lié à des étapes précises. L’entreprise estime que ce financement lui a permis de planifier sur une période plus longue sans devoir retourner lever des fonds tous les quelques ans. Elle entre toutefois dans une course qui compte des entreprises bien financées, parmi lesquelles Commonwealth Fusion Systems, Helion Energy, Proxima Fusion et Inertia Enterprises, qui visent toutes à connecter une centrale de fusion au réseau au milieu des années 2030 ou avant.

L’importance du projet réside dans le fait qu’il déplace l’essai de la performance d’une réaction ou d’un appareil vers celle d’un système complet, mais la source ne démontre pas encore que l’entreprise a atteint le gain net ni qu’elle est capable de maintenir une cadence de tirs commerciale. La densité des impulsions, l’efficacité des équipements et le passage d’un nombre limité de tirs par jour à un tir par seconde resteront donc des questions déterminantes avant de considérer le calendrier commercial comme réalisable.

Source de l’actualité
TechCrunch Climate
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