Google a sélectionné 28 start-up axées sur l’intelligence artificielle pour les deux programmes Google for Startups Accelerator en Amérique du Nord et en Europe, dans le cadre d’une initiative visant des solutions concrètes pour l’efficacité des réseaux, la réduction des coûts énergétiques et le renforcement de la fiabilité de l’approvisionnement. Au cours des prochains mois, les entreprises bénéficieront de l’accompagnement technique d’experts de Google ainsi que d’un accès aux outils et technologies numériques de l’entreprise.
L’article original a été publié le 25 août 2026, tandis que la page porte la date du 26 août 2026. Google affirme que les entreprises sélectionnées travaillent à la refonte des systèmes énergétiques afin de les rendre plus durables et plus résilients, sans annoncer dans l’article d’investissement financier direct ni de contrats commerciaux garantis pour ces entreprises.
Des solutions diversifiées pour les réseaux et les centres de données
Le groupe nord-américain compte 12 entreprises. Parmi elles figure Anode, qui développe des installations virtuelles gérées par l’intelligence artificielle afin d’alimenter les micro-réseaux à la demande, ainsi que Camus Energy, qui aide les entreprises de services publics à relier les centres de données aux sources d’énergie locales. La liste comprend également Felix Fusion, qui vise à faciliter l’accès des centres de données, des opérations minières et des projets industriels à l’énergie et au réseau, ainsi que Nyquis, qui se concentre sur la réduction du temps nécessaire pour alimenter les centres de données et les charges importantes.
Les autres solutions concernent notamment les équipements autonomes de construction de Cosmic Robotics pour les fermes solaires et les centres de données, les technologies de forage modulaire de Dig Energy pour l’énergie géothermique, et la plateforme Optiwatt, qui relie les véhicules électriques aux programmes d’équilibrage de la demande énergétique. Le groupe comprend également Swish Solar, qui propose un système d’exploitation pour les infrastructures solaires, et Grid Status, spécialisée dans les données et les marchés de l’énergie.
Le groupe européen se concentre sur le stockage, l’exploitation et la maintenance
Le programme européen compte quant à lui 16 entreprises. Capture Energy travaille sur des logiciels de gestion du stockage par batteries, tandis que Deepgrid coordonne des sources d’énergie flexibles au moyen d’une centrale électrique virtuelle afin d’équilibrer le réseau électrique dans les pays nordiques. EasySolar AI propose des outils pour concevoir des offres de projets solaires et générer des prospects, et Google affirme que ces outils peuvent réduire les coûts de vente de 80 %.
La liste comprend également Grid Edge, qui gère la consommation des bâtiments, Kyra, qui prévoit la capacité des réseaux électriques, et Mitiga Solutions, qui analyse les risques climatiques auxquels sont confrontés les opérateurs d’énergies propres et les réseaux. Dans le domaine de l’inspection et de la maintenance, Hylight développe des dirigeables autonomes fonctionnant à l’hydrogène pour inspecter les lignes électriques et les pipelines, Nomadic utilise des drones qui se rechargent en se posant sur les lignes électriques, tandis que Reblade ApS développe des drones guidés par l’intelligence artificielle pour réparer les pales de turbines éoliennes dégradées.
Pourquoi cette information est-elle importante ?
La valeur pratique de l’initiative ne réside pas uniquement dans le nombre d’entreprises, mais aussi dans l’ampleur des problèmes qu’elles tentent de résoudre : de la prévision de la capacité des réseaux et du commerce automatisé de l’énergie à la surveillance des dommages causés aux éoliennes et à l’optimisation de la consommation des centres de données et des foyers. Cela montre que les applications de l’intelligence artificielle dans l’énergie ne se limitent pas à la prévision ou à l’analyse, mais s’étendent au contrôle, à l’exploitation et à la maintenance.
En revanche, l’article ne fournit ni résultats de performance indépendants ni détails sur les phases de test des solutions ou sur les conditions de maintien de l’accompagnement après les prochains mois. L’impact actuellement annoncé du programme reste donc lié à l’accompagnement et à l’accès aux outils de Google, et ne constitue pas en soi la preuve d’un déploiement commercial à grande échelle ni d’une amélioration avérée des réseaux.