Le ministère égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur se prépare à activer le TradeTech Sandbox, un environnement réglementaire expérimental consacré aux solutions technologiques innovantes dans le domaine du commerce, afin de permettre aux entrepreneurs et aux start-up de développer des outils reposant sur la technologie, l’intelligence artificielle et les données du commerce extérieur.
Cette annonce a été faite par le Dr Mohamed Farid, ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, lors de sa participation à distance à une session ministérielle organisée dans le cadre de la quatrième édition du sommet égyptien du secteur de l’entrepreneuriat (2026 SDR Summit), organisé par la société « Entlaq ». Le sommet se concentre sur le rôle des données et de l’innovation dans le développement de l’écosystème entrepreneurial en Égypte.
Une plateforme pour tester les solutions liées au commerce extérieur
Selon la présentation du ministre, le laboratoire réglementaire aidera les start-up à exploiter les données disponibles afin d’identifier les opportunités d’exportation, de suivre les tendances du commerce international et de produire des informations plus détaillées sur les marchés étrangers. La source n’a pas précisé de date exacte pour le début du fonctionnement du laboratoire ni les mécanismes d’admission des entreprises et des solutions participantes.
Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large qui considère l’entrepreneuriat comme un outil d’amélioration de l’efficacité et de la compétitivité des services, et non comme une activité limitée à un seul secteur. Farid a indiqué que l’innovation avait contribué ces dernières années au développement de domaines tels que le transport collectif, la livraison de produits et de services et le secteur financier, ainsi que le commerce, l’industrie, l’exportation et l’investissement.
Modifications proposées au cadre juridique
Le ministère travaille également à l’introduction de modifications au règlement d’application de la loi sur les sociétés n° 159 de 1981. Les modifications envisagées comprennent la mise en place d’un cadre régissant les pactes d’actionnaires, la réglementation des contrats de dette convertibles en actions (Convertible Notes) et la création d’un registre pour ces contrats.
Les mesures prévoient également de réglementer l’évaluation des augmentations de capital par l’intermédiaire de sociétés spécialisées et de mettre un registre à leur disposition, tout en œuvrant à préserver la continuité des entreprises et leur historique commercial en cas de changements de propriété ou de structure, y compris pour les entreprises individuelles. Le ministre a indiqué qu’une coordination était menée avec le ministère de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur au sujet du registre du commerce, ainsi qu’avec l’Autorité générale de surveillance financière concernant le registre central des augmentations de capital.
Qu’est-ce qui change concrètement ?
Si ces mesures sont mises en œuvre, les fondateurs de start-up et les investisseurs disposeront de règles plus claires pour certains instruments de financement et de propriété, tandis que le TradeTech Sandbox pourrait offrir une voie expérimentale aux solutions devant interagir avec des données ou des procédures liées au commerce extérieur. Toutefois, la source ne précise pas encore l’étendue des données disponibles, l’entité qui supervisera les tests ni les contrôles imposés à l’utilisation de l’intelligence artificielle au sein du laboratoire.
Farid a affirmé que le financement des start-up devait intégrer les risques et la possibilité de l’échec de certaines entreprises, précisant que l’échec d’une entreprise ne signifiait pas celui de l’écosystème entrepreneurial. Il a évoqué des réformes antérieures comprenant l’élaboration de critères d’évaluation des start-up, la réglementation du financement participatif, le développement de fonds de capital-risque et la délivrance de licences à des entreprises opérant dans des domaines de financement innovants, notamment le financement participatif dans le secteur immobilier.
Il a également souligné que certaines entreprises affichant des taux de croissance élevés doivent se développer au-delà du marché égyptien tout en poursuivant leur activité dans le pays, afin d’atteindre une taille renforçant leur compétitivité aux niveaux régional et international.