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Étude : 583 millions d’enfants font face à 20 jours supplémentaires de stress thermique par an

Une étude publiée dans Science Advances conclut que 44 % des enfants de moins de dix ans, soit environ 583 millions d’enfants, sont actuellement exposés à au moins 20 jours supplémentaires de stress thermique par an en raison du changement climatique. La charge la plus importante se concentre en Asie du Sud, en Asie du Sud-Est et en Afrique de l’Ouest, les proportions projetées augmentant dans les scénarios de réchauffement plus élevés.

2026-08-27
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فريق تحرير certi.news
Étude : 583 millions d’enfants font face à 20 jours supplémentaires de stress thermique par an

Environ 583 millions d’enfants de moins de dix ans dans le monde sont actuellement exposés à au moins 20 jours supplémentaires de stress thermique par an en raison du réchauffement provoqué par l’activité humaine, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances. Ce nombre représente 44 % de l’ensemble des enfants de cette tranche d’âge, ce qui en fait le groupe de population le plus exposé à des jours supplémentaires de chaleur humide par rapport aux autres groupes d’âge.

L’étude combine des modèles climatiques et des données démographiques, et compare le climat actuel à celui de l’ère préindustrielle afin d’isoler le nombre de jours de stress thermique attribuables au changement climatique. Les chercheurs ont utilisé le climat de 2023, qui a connu une hausse mondiale de 1,3 degré Celsius due à l’activité humaine, comme référence pour le présent.

La chaleur humide est la mesure du risque

L’étude ne mesure pas seulement les températures, mais utilise l’indice de température du thermomètre-globe mouillé à l’intérieur, une mesure qui prend l’humidité en compte. Les chercheurs ont défini un jour de stress thermique comme un jour où cette température dépasse 28 degrés Celsius, seuil utilisé pour le stress thermique modéré.

La chaleur devient plus dangereuse lorsque l’humidité augmente, car l’évaporation de la sueur devient moins efficace pour refroidir le corps. Les résultats montrent que les pays situés dans les régions tropicales enregistrent le plus grand nombre de jours supplémentaires attribuables au changement climatique. En Côte d’Ivoire, la population fait actuellement face à 112 jours de stress thermique par an, dont environ la moitié est liée au réchauffement d’origine humaine, tandis que l’Allemagne enregistre en moyenne seulement 0,1 jour par an selon cette mesure.

Pourquoi la charge se concentre-t-elle sur les enfants ?

La plus grande exposition des enfants est liée à deux facteurs démographiques et géographiques. Le monde compte environ 1,3 milliard d’enfants de moins de dix ans, contre 600 millions de personnes âgées de 60 à 69 ans. De plus, certaines régions d’Afrique et d’Asie, notamment l’Asie du Sud, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique de l’Ouest, combinent des taux de croissance démographique élevés et une proportion plus importante d’enfants.

En comparaison, 190 millions de personnes âgées de 60 à 69 ans font face à au moins 20 jours supplémentaires de stress thermique par an, soit 30 % de cette tranche d’âge. Toutefois, les chercheurs et les experts qui ont examiné les résultats avertissent que la comparaison pourrait sous-estimer la charge relative pesant sur les personnes âgées, car certaines peuvent vivre seules ou rencontrer des difficultés à se déplacer et à accéder au refroidissement ou à une aide d’urgence.

Qu’est-ce qui change avec l’augmentation du réchauffement ?

Dans le climat actuel, 11 % des enfants de moins de dix ans font face à au moins 100 jours supplémentaires de stress thermique par an. Cette proportion atteint 13 % dans un monde plus chaud de 1,5 degré Celsius, et 23 % lorsque le réchauffement atteint deux degrés Celsius, selon des projections démographiques fondées sur le scénario SSP2.

Ces chiffres montrent que l’augmentation du réchauffement ne fait pas seulement croître le nombre de jours dangereux, mais élargit également la proportion d’enfants touchés. Ce résultat revêt une importance dans les débats sur la justice climatique, car les enfants des pays en développement, qui supportent une part importante de l’exposition, ont contribué dans une moindre mesure aux émissions historiques.

Limites du résultat et questions ouvertes

Le nombre de jours de stress thermique ne signifie pas à lui seul que chaque enfant subira les mêmes conséquences sanitaires. L’étude n’utilise pas un indicateur conçu spécifiquement pour les enfants, et la résolution des données n’a pas pris en compte l’effet d’îlot de chaleur urbain, ce qui pourrait conduire à sous-estimer les estimations locales, en particulier dans les villes. Les chercheurs soulignent la nécessité de relier les sciences du climat, de la santé et de l’éducation afin de déterminer les mesures les plus représentatives des dommages sanitaires et éducatifs auxquels les enfants pourraient être confrontés.

L’adaptation diffère également selon les communautés ; les régions habituées à la chaleur peuvent être mieux acclimatées, tandis que les communautés des latitudes moyennes peuvent faire face à des risques plus importants en raison de capacités d’adaptation limitées et d’infrastructures urbaines moins adaptées à la dissipation de la chaleur. L’étude fournit donc une estimation mondiale de l’exposition attribuable au changement climatique, et non une prédiction unique du destin de chaque enfant ou de chaque ville.

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