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La batterie lithium-métal de Pure Lithium enregistre plus de 9 300 cycles sans graphite

La start-up américaine Pure Lithium affirme que sa batterie fondée sur une chimie au phosphate de fer et de lithium, sans graphite, a conservé ses performances au cours de 9 315 cycles de charge et de décharge lors d’un essai en laboratoire. La technologie en est encore au stade de la construction d’une ligne pilote, tandis que l’entreprise discute avec plus de 40 parties en vue de sa commercialisation.

2026-08-28
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فريق تحرير certi.news
La batterie lithium-métal de Pure Lithium enregistre plus de 9 300 cycles sans graphite

La start-up américaine Pure Lithium a annoncé un résultat de laboratoire pour une batterie lithium-métal utilisant une chimie au phosphate de fer et de lithium (LFP) sans l’anode traditionnelle en graphite : selon l’entreprise, une cellule d’essai a atteint 9 315 cycles de charge et de décharge. L’entreprise affirme que ce résultat dépasse d’environ trois fois la durée de vie en cycles d’une batterie lithium-ion traditionnelle et qu’il est, à sa connaissance, sans précédent parmi les batteries lithium-métal en cours de développement.

La technologie n’est pas une batterie à l’état solide et ne repose pas sur une anode en silicium. Pure Lithium utilise plutôt un électrolyte liquide et une anode en lithium-métal créée directement sur un collecteur de courant en cuivre par un procédé de dépôt électrochimique. Selon l’entreprise, ce procédé permet de fabriquer l’anode, qui est l’un des composants de la cellule, en une seule étape.

Qu’est-ce qui change concrètement ?

La conception de Pure Lithium vise à retirer le graphite de la cellule, et non à supprimer complètement l’anode. Selon l’entreprise, le graphite occupe de l’espace et ajoute du poids dans la cellule, tandis que plus de 90 % du graphite utilisé dans le monde est traité en Chine. L’entreprise mise sur le fait que l’espace libéré après son retrait pourra être consacré à des matériaux supplémentaires de stockage d’énergie.

La directrice générale Emilie Bodoin affirme que la batterie pourrait peser deux fois moins que les batteries actuellement utilisées et offrir une densité énergétique deux fois supérieure, tout en réduisant fortement les coûts. L’entreprise indique que la première génération de sa batterie atteint 300 watt-heures par kilogramme, tandis que la deuxième génération vise 425 watt-heures par kilogramme. Pure Lithium n’a pas précisé la densité énergétique de la cellule ayant atteint précisément 9 315 cycles.

Un résultat solide, mais obtenu en laboratoire

L’essai a été réalisé à un taux de charge et de décharge de 1C, c’est-à-dire avec une charge complète de la cellule en une heure, suivie d’une décharge en une heure, de manière répétée. L’entreprise a déclaré que la cellule avait conservé presque toute sa capacité de décharge après des milliers de cycles, mais l’essai n’a pas été continu : il s’est arrêté autour du 6 000e cycle pendant quatre mois, lors du déménagement du siège de l’entreprise de Boston à Chicago, puis a repris par la suite.

Pure Lithium a également indiqué que les fluctuations observées au début de l’essai avaient été influencées par l’absence de contrôle de la température et par plusieurs coupures de courant dans son laboratoire de Boston. L’entreprise a aussi précisé qu’un essai précédent, réalisé en janvier 2025, avait montré qu’une cellule conservait plus de 80 % de sa capacité après 2 200 cycles à un taux similaire.

Pourquoi cette information est-elle importante ?

Si ces résultats se reproduisent sur des cellules plus grandes et dans une production évolutive, la technologie pourrait offrir un moyen de réduire la dépendance au graphite et aux chaînes d’approvisionnement liées à la Chine, tout en conservant la chimie LFP, qui se développe localement aux États-Unis. Toutefois, les données actuelles ne prouvent pas encore qu’elle puisse concurrencer les batteries commerciales en matière de coût, de sécurité ou de performances à l’échelle de packs complets.

Pure Lithium travaille actuellement sur une ligne pilote à Chicago et discute avec plus de 40 entreprises afin de contribuer à la commercialisation et au déploiement de la technologie. L’entreprise fait face à la concurrence de sociétés telles que Factorial, Solid Power et QuantumScape, mais ces sociétés suivent des approches différentes, notamment les électrolytes solides ou semi-solides et les technologies d’anodes en silicium. Le résultat de 9 315 cycles reste donc un indicateur important obtenu en laboratoire, et non l’annonce d’une batterie disponible dans le commerce.

Source de l’actualité
InsideEVs - Battery Tech
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