Intelligence artificielle

Mosqitter transforme les pièges à moustiques en un réseau de surveillance alimenté par l’intelligence artificielle

La start-up Mosqitter développe un réseau qui utilise la vision par ordinateur et les données environnementales pour identifier les espèces de moustiques, surveiller leurs populations et détecter les premiers signes de risques liés aux maladies transmises par les moustiques, sans prétendre diagnostiquer une maladie ni prouver qu’un moustique donné est porteur d’un virus.

2026-10-14
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certi.news Editorial Team
Mosqitter transforme les pièges à moustiques en un réseau de surveillance alimenté par l’intelligence artificielle

La start-up Mosqitter travaille à transformer les pièges à moustiques qu’elle a développés en un réseau de surveillance utilisant l’intelligence artificielle pour identifier les espèces de moustiques, suivre l’évolution de leurs populations et fournir des indicateurs précoces d’une hausse des risques liés aux maladies transmises par les moustiques. L’entreprise affirme disposer de plus de 5 000 appareils en fonctionnement sur cinq continents, contre un peu plus de 250 appareils en 2022.

Mosqitter a commencé ses activités de recherche et développement en Ukraine en 2019, avant de lancer ses opérations commerciales en 2021. Elle compte environ 30 employés à son siège en Pennsylvanie. Ses appareils attirent les moustiques femelles, qui piquent les humains, en simulant la chaleur et l’odeur de la peau ainsi que la lumière, avec l’ajout de dioxyde de carbone dans le modèle Mosqitter Grand afin de simuler la respiration humaine.

Comment le système utilise-t-il l’intelligence artificielle ?

Le système de vision par ordinateur analyse les images des moustiques capturés par les appareils, puis compare les résultats du réseau neuronal à des données externes avant leur vérification par des entomologistes. Le système attribue ensuite un niveau de confiance au résultat, selon le degré de concordance entre ces évaluations. L’entreprise recueille également des données sur la météo, le vent et l’humidité, afin d’utiliser l’accumulation de données pour prévoir les évolutions des populations de moustiques et les indicateurs de risques sanitaires potentiels.

Le portefeuille actuel de Mosqitter se concentre sur deux appareils : Mosqitter Grand pour les grandes surfaces et les espaces publics, et Mosqitter Mini pour les espaces résidentiels et l’utilisation mobile. Le Mini coûte environ 199 dollars, tandis que le Grand professionnel coûte 1 999 dollars.

Qu’ajoute le système Febris ?

L’entreprise prévoit de lancer officiellement le Febris Monitoring System le mois prochain. Celui-ci ajoutera une couche de données destinée à surveiller les populations de moustiques et à évaluer la probabilité de propagation de maladies transmissibles par certaines espèces. L’entreprise souligne toutefois que Febris ne diagnostique pas les maladies et ne peut pas affirmer qu’un moustique donné est porteur du virus de la dengue : il identifie la présence d’une espèce donnée, ce qui peut indiquer une probabilité accrue liée aux maladies que cette espèce est capable de transmettre.

Febris vise des organisations institutionnelles telles que les gouvernements, les agences de santé publique, les organismes de lutte contre les moustiques, les aéroports, les municipalités et les universités. Mosqitter collabore avec l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni pour déployer le système sur des sites comprenant les aéroports de Heathrow et de Gatwick. L’entreprise a également mis en place des opérations locales de fabrication et de vente au Brésil, et considère les États-Unis, la Grèce, l’Inde, l’Ukraine et le Nigeria comme des marchés clés.

Pourquoi cette évolution est-elle importante ?

La valeur pratique du projet réside dans le passage d’un piège qui élimine les moustiques à un outil recueillant en continu des données sur les espèces et l’environnement. Ces données pourraient aider les parties concernées à déterminer où les populations de moustiques évoluent ou où apparaissent des espèces associées à des risques sanitaires. Toutefois, la source n’établit pas encore que le système fournisse des prévisions certaines d’épidémies ou qu’il constitue une alternative aux systèmes de santé publique et au diagnostic. La précision des résultats reste liée aux images, aux données externes et à la vérification spécialisée, et Febris n’est pas encore devenu une source de revenus principale.

Mosqitter tire actuellement ses revenus de la vente des appareils, tandis que Febris ajoute des abonnements récurrents pour la surveillance, les tableaux de bord, les analyses et les services de données. L’entreprise prévoit un chiffre d’affaires supérieur à 1 million de dollars en 2026 et estime que son activité de données dépassera 3,5 millions de dollars l’année prochaine, sur la base de la valeur des contrats pour lesquels elle est en concurrence. Elle lève également un financement de 5 millions de dollars en deux tranches : une première de 1 million de dollars, suivie d’une seconde de 4 millions, après avoir déjà réuni 1,9 million de dollars.

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TechCrunch Startups
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À retenir

Mosqitter développe un réseau de surveillance qui utilise des pièges à moustiques, la vision par ordinateur et des données environnementales pour identifier les espèces, suivre leurs populations et détecter les premiers indicateurs de risques liés aux maladies transmises par les moustiques. Le système Febris ajoutera une couche de surveillance et d’analyse destinée aux institutions, mais il ne diagnostique pas les maladies et ne prouve pas qu’un moustique particulier porte un virus.

  • Mosqitter affirme disposer de plus de 5 000 appareils en fonctionnement sur cinq continents.
  • La vision par ordinateur analyse des images de moustiques et les compare à des données externes, puis des entomologistes vérifient les résultats.
  • Le système recueille des données météorologiques, notamment sur le vent et l’humidité, afin de suivre l’évolution des populations de moustiques et les indicateurs de risques potentiels.
  • Le portefeuille actuel comprend le Mosqitter Grand pour les grands espaces et le Mosqitter Mini pour les espaces résidentiels et la mobilité.
  • L’entreprise prévoit de lancer officiellement le Febris Monitoring System le mois prochain, en ciblant les gouvernements, les agences de santé publique, les aéroports, les municipalités et les universités.
  • L’entreprise souligne que Febris n’est pas un outil de diagnostic des maladies et ne permet pas de prouver qu’un moustique particulier porte un virus.

FAQ

Comment le système Mosqitter utilise-t-il l’intelligence artificielle ?

Il analyse les images de moustiques capturées par les appareils à l’aide de la vision par ordinateur et de réseaux neuronaux. Les résultats sont ensuite comparés à des données externes et vérifiés par des entomologistes.

Qu’est-ce que le Febris Monitoring System ?

Il s’agit d’un système que Mosqitter ajoute pour surveiller les populations de moustiques et évaluer la probabilité de propagation de maladies pouvant être transmises par certaines espèces, avec des tableaux de bord, des analyses et des services de données.

Febris peut-il diagnostiquer une maladie ou prouver qu’un moustique est infecté ?

Non. Le système identifie la présence d’une espèce donnée de moustique, ce qui peut indiquer une probabilité accrue associée aux maladies que cette espèce peut transmettre, mais il ne diagnostique pas la maladie et ne prouve pas qu’un moustique particulier porte un virus.

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