Énergie et technologies vertes

Google finance l’augmentation de la production de 11 réacteurs nucléaires afin d’ajouter 890 mégawatts au réseau PJM

Google a annoncé un accord avec Constellation Energy pour financer des modernisations matérielles et numériques dans six centrales nucléaires américaines, ce qui ajoutera 890 mégawatts de capacité avant la fin de 2032. Le partenariat prévoit notamment l’utilisation de Gemini Enterprise pour améliorer la planification et l’exploitation, dans le cadre des efforts de Google visant à permettre l’ajout de plus de 1,5 gigawatt de nouvelle capacité nucléaire grâce à la modernisation de réacteurs existants et à la remise en service d’installations à l’arrêt.

2026-10-06
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certi.news Editorial Team
Google finance l’augmentation de la production de 11 réacteurs nucléaires afin d’ajouter 890 mégawatts au réseau PJM

Google a annoncé un nouvel accord avec Constellation Energy pour financer des modernisations dans six centrales nucléaires en exploitation situées dans les États de l’Illinois, de Pennsylvanie et du New Jersey, afin d’ajouter 890 mégawatts de capacité nucléaire au réseau PJM avant la fin de 2032. Le partenariat prévoit également le déploiement de flux de travail automatisés reposant sur Google Cloud Gemini Enterprise afin d’aider à planifier les modernisations, d’accélérer la construction et d’améliorer la production des centrales.

Google affirme que le financement sera consacré à des améliorations matérielles et numériques concernant notamment les turbines, les générateurs de vapeur et les systèmes de contrôle numériques, ce qui permettra d’augmenter la production de 11 réacteurs existants plutôt que de construire entièrement un nouveau réacteur. Dans le cadre d’un accord d’achat d’électricité, l’entreprise fournira un engagement à long terme destiné à donner à Constellation une visibilité financière suffisante pour investir dans ces modernisations, tout en affirmant que les autres clients du réseau ne supporteront pas les coûts liés aux projets.

Qu’est-ce qui change concrètement ?

La capacité ajoutée équivaut à peu près à celle d’un grand nouveau réacteur nucléaire, mais elle s’appuie sur des infrastructures existantes. Google prévoit donc de la mettre en place dans un délai plus court que celui nécessaire à la construction d’une centrale à partir de zéro. L’électricité sera injectée dans le réseau PJM, qui s’étend sur 13 États du centre de l’Atlantique et du Midwest et dessert 67 millions de personnes. L’entreprise affirme également que le projet préservera environ 4 400 emplois existants et soutiendra près de 7 200 nouveaux emplois dans la construction.

Cette initiative intervient dans un contexte de croissance de la consommation des centres de données de Google aux États-Unis. Selon l’article, les accords conclus par l’entreprise ont permis jusqu’à présent de mobiliser plus de 1,5 gigawatt de nouvelle capacité nucléaire grâce à l’augmentation de la production de réacteurs existants et à la remise en service d’installations à l’arrêt. Google estime que le recours aux centrales existantes pourrait être l’un des moyens les plus rapides d’ajouter de nouveaux mégawatts face à la hausse de la demande d’électricité.

Une composante d’un portefeuille nucléaire plus vaste

Google relie ce partenariat à un objectif fixé par le ministère américain de l’Énergie visant à permettre l’ajout de 5 gigawatts de capacité nucléaire nationale d’ici 2030 grâce à la modernisation et à la remise en service de réacteurs anciens. L’entreprise prévoit que ses accords contribueront à hauteur d’environ 25 % de cet objectif d’ici la fin de la décennie.

Les autres initiatives mentionnées comprennent un accord avec Georgia Power pour soutenir la modernisation de quatre unités de réacteurs, une coopération avec NextEra Energy pour remettre en service la centrale de Duane Arnold, dans l’Iowa, d’une capacité supérieure à 600 mégawatts, ainsi qu’un partenariat avec Kairos Power et la Tennessee Valley Authority pour déployer des réacteurs nucléaires avancés au Tennessee.

Pourquoi cette annonce est-elle importante ?

L’accord révèle un modèle dans lequel les entreprises technologiques utilisent la croissance de leur demande d’électricité pour fournir des financements et des engagements d’achat à long terme à des projets nucléaires existants. L’avantage potentiel consiste à ajouter au réseau une capacité stable et faiblement carbonée sans attendre la construction d’installations entièrement nouvelles. Toutefois, la source ne précise ni le montant du financement, ni les conditions d’achat de l’électricité, ni le calendrier réglementaire de chaque modernisation. La mise en œuvre de l’ajout de 890 mégawatts reste également liée à l’achèvement des modernisations et à l’obtention des autorisations nécessaires, des éléments qui devront faire l’objet d’un suivi indépendant.

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Google Official News
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