L'industrie mondiale de l'énergie marine connaît des développements successifs visant à exploiter l'énergie cinétique des marées et des courants aquatiques, à un moment où de nombreux pays recherchent des alternatives renouvelables compatibles avec les considérations environnementales et touristiques. Contrairement aux éoliennes qui font souvent l'objet d'contestations visuelles, les dispositifs d'énergie marine fonctionnent sous la surface de l'eau, ce qui en fait une option moins sujette aux controverses visuelles.
Aux États-Unis, le Département de l'énergie poursuit son soutien aux programmes de recherche et de développement dans le domaine de l'énergie marine, y compris les installations d'essai telles que la station « PacWave South » au large de l'Oregon et les sites de test à New York, dans le Maine et en Alaska. Selon les estimations du Département de l'énergie, les potentiels de l'énergie houlomotrice et marémotrice sont prometteurs pour soutenir le réseau électrique local et régional, bien que l'industrie en soit encore à des stades pilotes et manque d'une chaîne d'approvisionnement à grande échelle par rapport aux technologies traditionnelles.
Expansion internationale et technologies marémotrices
Sur le plan international, des start-ups continuent de développer des solutions innovantes pour exploiter les courants faibles. La société suédoise « Minesto » a ainsi signé un protocole d'accord avec la société d'investissement britannique « Morteza Capital », avec le soutien du fonds de développement économique « Nopef », dans le but de fournir des solutions d'énergie propre à la République des Maldives.
La technologie de l'entreprise repose sur des dispositifs sous-marins ressemblant à des cerfs-volants, baptisés « Dragon Class », conçus pour optimiser l'efficacité de la capture d'énergie à partir des courants océaniques à faible débit. Les Maldives constituent un environnement idéal pour cette technologie en raison de leur forte dépendance au diesel importé, des coûts énergétiques élevés, ainsi que de la nécessité pour le secteur touristique vital de préserver des paysages exempts de turbines visibles.
Qu'est-ce qui change concrètement ?
L'énergie marine ne représente pas encore une alternative directe et immédiate à grande échelle pour l'énergie solaire ou éolienne, en raison de la jeunesse de l'industrie et de la complexité des chaînes d'approvisionnement. Néanmoins, l'attention se déplace vers des zones géographiques spécifiques qui souffrent de lacunes dans d'autres sources d'énergie ou qui nécessitent des solutions invisibles préservant l'environnement naturel et touristique.
Aux États-Unis, malgré les politiques et les positions politiques divergentes concernant les éoliennes et l'énergie solaire, les secteurs de l'énergie marine, de l'hydroélectricité, de l'énergie nucléaire et du stockage d'énergie bénéficient d'une acceptation et d'un soutien dans le cadre des plans d'indépendance énergétique, tandis que l'éolien terrestre continue d'enregistrer une croissance grâce aux nouveaux crédits d'impôt.