Palo Alto Networks a déboursé environ 500 millions de dollars en numéraire et en actions pour acquérir Console, une start-up fondée en 2024 qui utilise des agents d’intelligence artificielle pour automatiser des tâches routinières dans les services d’assistance informatique, selon deux personnes au fait de l’opération qui se sont entretenues avec TechCrunch. Les deux entreprises avaient officiellement annoncé l’acquisition sans en révéler le montant.
Palo Alto Networks prévoit d’intégrer Console à la plateforme Cortex, qui utilise l’intelligence artificielle pour détecter les menaces et y remédier automatiquement. L’entreprise affirme que les capacités agentiques développées par Console permettront aux équipes de sécurité d’enquêter sur les alertes et de les résoudre en langage naturel, élargissant ainsi l’automatisation du support aux utilisateurs à certains résultats de cybersécurité à l’échelle de l’entreprise.
De l’automatisation du support au traitement des alertes
Console développait des logiciels capables d’effectuer des actions telles que la réinitialisation de mots de passe, l’octroi d’accès à des applications comme Figma et Miro, ainsi que le traitement de pannes courantes sans intervention humaine directe. Parmi ses clients figuraient Ramp, Flock Safety et Scale AI.
L’opération apporte à Palo Alto Networks une équipe et une technologie spécialisées dans l’exécution d’actions opérationnelles à travers les systèmes des entreprises. Toutefois, la source ne précise pas en détail comment les produits de Console seront intégrés à Cortex, ni quelles limites d’autorisation seront accordées aux agents lorsqu’ils interagiront avec les alertes et les systèmes internes. L’annonce actuelle reste donc un indicateur de l’orientation de l’intégration, et non une description complète du produit final.
Un retour rapide pour les investisseurs
Au cours des deux années qui ont suivi sa création, Console a levé 29 millions de dollars au moyen de deux tours de financement : un tour d’amorçage de 6,2 millions de dollars mené par Thrive Capital, et un tour de série A de 23 millions de dollars codirigé par DST Global et Thrive. Selon PitchBook, la valorisation de l’entreprise avant la vente s’élevait à 157 millions de dollars, ce qui signifie que l’opération représente un rendement important pour les investisseurs, parmi lesquels SV Angel et Abstract Ventures, ainsi que Nikesh Arora, directeur général de Palo Alto Networks, qui a participé en tant qu’investisseur providentiel.
Palo Alto Networks a refusé de commenter le montant de l’opération. La valeur de 500 millions de dollars repose donc sur les déclarations des sources et non sur un chiffre annoncé par les deux entreprises.
Qu’est-ce que cela signifie pour le marché de l’automatisation des services informatiques ?
Console était en concurrence avec Serval, une autre start-up qui cherche à remettre en cause les outils de ServiceNow dans la gestion des services informatiques. La valorisation de Serval a atteint 1 milliard de dollars après une levée de 75 millions de dollars lors d’un tour de série B mené par Sequoia en décembre dernier. Serval a commencé comme un outil d’assistance informatique fondé sur l’intelligence artificielle, avant d’étendre ses activités pour fournir une aide aux services des ressources humaines, des affaires juridiques et des finances.
L’acquisition de Console par Palo Alto Networks laisse Serval parmi les noms importants des start-up axées sur l’automatisation de la gestion des services informatiques, selon un investisseur cité par TechCrunch. Cela ne signifie pas que la concurrence disparaît ; cela montre plutôt que la valeur de ces technologies peut augmenter lorsqu’elles sont reliées à des plateformes de sécurité disposant d’un accès aux alertes et aux opérations de réponse.
L’opération est la septième acquisition de Palo Alto Networks en 2026, selon PitchBook. Parmi les autres opérations réalisées par l’entreprise cette année figurent l’acquisition de la plateforme de surveillance Chronosphere, soutenue par Greylock et Lux Capital, pour 3,35 milliards de dollars, ainsi que celle de la start-up de cybersécurité Koi pour 400 millions de dollars. Les détails de l’intégration future devront être suivis, notamment en ce qui concerne la précision des décisions automatisées, l’étendue de l’intervention des agents et les mécanismes de supervision humaine.