Robotique et automatisation

L’aéroport de Zurich exploite deux navettes autonomes de niveau 4 sans superviseur humain

L’aéroport de Zurich a commencé à exploiter deux navettes électriques autonomes de niveau 4, sans conducteur ni superviseur de sécurité à bord, en s’appuyant sur une surveillance et une intervention à distance si nécessaire. Les véhicules fonctionneront d’abord sans passagers avant d’être mis à la disposition des employés des entreprises partenaires sur un itinéraire défini à l’intérieur de l’aéroport.

2026-09-13
4 min de lecture
9 vues
فريق تحرير certi.news
L’aéroport de Zurich exploite deux navettes autonomes de niveau 4 sans superviseur humain

L’aéroport de Zurich, en Suisse, a commencé à exploiter deux navettes électriques entièrement autonomes au sein de ses installations, une initiative remarquable puisque les deux véhicules fonctionnent sans conducteur ni superviseur de sécurité à bord. L’exploitation est menée selon le niveau 4 de conduite autonome, ce qui fait de ce projet l’un des premiers essais européens de ce niveau dans un environnement aéroportuaire réel, selon les informations publiées par la source.

Le projet a été développé en collaboration avec l’entreprise chinoise WeRide, spécialisée dans les véhicules autonomes, et les travaux ont commencé en mars 2025. Les deux navettes ont été soumises à des essais progressifs conçus pour vérifier leur conformité aux exigences réglementaires, aux normes de sécurité et aux conditions techniques liées à l’exploitation de systèmes de niveau 4 dans l’Union européenne.

Une exploitation initiale sans passagers

Bien que les deux véhicules soient autorisés à fonctionner sans superviseur de sécurité dans l’habitacle, la première phase ne transportera pas de passagers. Raphaël Glaesener, directeur principal de l’innovation chez Zurich Airport Ltd, a déclaré que les premiers trajets seraient de nouveau effectués sans passagers, les employés pouvant utiliser les navettes environ quatre semaines après le début de l’exploitation expérimentale.

L’absence de personnel à bord ne signifie pas l’absence totale de supervision humaine. Les deux navettes font l’objet d’une surveillance à distance, avec la possibilité d’une intervention humaine par téléopération si nécessaire. Chacun des deux partenaires du projet, Swissport et Krummen Kerzers, fournit également un superviseur dédié aux opérations à distance.

Un itinéraire limité au sein des opérations aéroportuaires

Cette exploitation s’inscrit dans un programme expérimental plus large visant à soutenir l’électrification des opérations courantes de l’aéroport et à réduire leurs émissions. Dans un premier temps, les deux navettes transporteront des employés sur un itinéraire défini qui ne croise ni les voies de circulation des avions ni les pistes, ce qui limite la complexité de l’environnement d’exploitation par rapport aux itinéraires ouverts de transport de passagers.

Selon Coralie Klaus Boecker, responsable de ZRH Innovation Hub chez Flughafen Zürich AG, l’automatisation progressive des véhicules pourrait aider les aéroports à faire face à la pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée. La direction de l’aéroport estime que la mise en place précoce du cadre opérationnel et réglementaire crée les conditions nécessaires à l’utilisation sûre de véhicules automatisés, tant pour l’aéroport que pour ses partenaires.

Pourquoi cette information est-elle importante ?

Le changement concret ne réside pas seulement dans l’ajout de navettes électriques, mais dans le passage d’essais de conduite autonome avec un superviseur à bord à une exploitation sur le terrain de niveau 4 avec supervision à distance. Cela donne aux aéroports l’occasion d’évaluer l’automatisation dans des tâches répétitives et sur des itinéraires définis, tout en conservant l’intervention humaine comme solution de secours.

La portée de l’essai reste toutefois limitée : l’exploitation initiale se fera sans passagers, l’itinéraire ne croise ni les pistes ni les voies de circulation des avions, et la source ne précise ni le nombre de trajets, ni la durée complète du programme, ni les critères de passage à une exploitation plus étendue. Le projet ne démontre donc pas à lui seul que le niveau 4 est prêt à fonctionner dans tous les environnements aéroportuaires, mais il constitue un test structuré d’un cas d’usage précis sous supervision à distance.

Source de l’actualité
Electrek - EV Technology
Ouvrir la source originale ↗
ف
Auteur

فريق تحرير certi.news

Dans la même catégorie

À lire également

Voir toutes les actualités