Espace et technologies spatiales

Deux agences de défense américaines choisissent trois entreprises pour étudier des services de désorbitation de satellites

L’Unité d’innovation de défense et l’Agence américaine de développement spatial ont choisi les entreprises D-Orbit, Firefly Aerospace et Katalyst Space pour étudier un service commercial de capture et de désorbitation de satellites vieillissants et non conçus pour être réparés. Les deux agences évalueront la maturité technologique, le calendrier et le coût avant de décider d’une démonstration en orbite.

2026-08-16
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فريق تحرير certi.news
Deux agences de défense américaines choisissent trois entreprises pour étudier des services de désorbitation de satellites

L’Unité américaine d’innovation de défense et l’Agence de développement spatial ont choisi trois entreprises pour étudier des options de services commerciaux de désorbitation de satellites, dans une démarche qui reflète la recherche, par le département de la Défense américain, d’une alternative commerciale à une capacité gouvernementale dédiée à l’élimination des engins spatiaux vieillissants. D-Orbit, Firefly Aerospace et Katalyst Space ont obtenu des contrats dont la valeur n’a pas été divulguée dans le cadre d’un projet baptisé « désorbitation en tant que service ».

Le projet se concentre sur les satellites qui n’ont pas été conçus pour être réparés et qui pourraient ne pas être capables de coopérer avec un véhicule s’approchant d’eux. Les deux agences souhaitent développer une capacité commerciale évolutive capable de s’approcher en toute sécurité de ces satellites, de les capturer, puis de les désorbiter.

De l’étude préliminaire à la démonstration en orbite

Les entreprises commenceront par des activités de conception préliminaire et de réduction des risques. Ensuite, l’Agence de développement spatial et l’Unité d’innovation de défense évalueront le niveau de maturité technologique de chaque solution, l’approche d’exécution de la mission, le calendrier et la capacité à maîtriser les coûts, avant de déterminer quelle solution passera à une démonstration complète en orbite. Cela signifie que la sélection des trois entreprises ne constitue pas encore une victoire finale ni une décision d’achat d’un service opérationnel.

Ces contrats élargissent un effort antérieur de l’Agence de développement spatial visant à développer des options commerciales d’élimination de satellites dans le cadre de son architecture en orbite terrestre basse. En 2024, l’agence a accordé à six entreprises, dont Starfish Space, des études de faisabilité destinées à examiner des services de désorbitation à la demande. Starfish a ensuite obtenu un contrat de 52,5 millions de dollars pour désorbiter jusqu’à sept satellites.

Des solutions différentes et des niveaux d’expérience variés

Firefly propose d’utiliser son véhicule de manœuvre orbitale Elytra pour rejoindre un satellite approchant de la fin de sa durée de vie, effectuer les opérations d’approche et d’inspection, puis réaliser la manœuvre nécessaire à sa mise au rebut. Elytra n’a pas encore effectué sa première mission spatiale, mais il intègre du matériel et des logiciels issus du programme lunaire Blue Ghost de Firefly.

Katalyst travaille quant à elle sur un essai directement lié à la capture d’un satellite non conçu pour être réparé. Son véhicule robotique de maintenance des satellites Link a été lancé le 3 juillet dans le cadre de la mission Swift Boost de la NASA. Il était prévu qu’il rejoigne l’observatoire Neil Gehrels Swift, le stabilise à l’aide de bras robotisés, puis le rehausse vers une orbite supérieure. Link a rencontré des problèmes de contrôle d’attitude durant la phase initiale d’exploitation à la fin du mois de juillet, mais l’entreprise a déclaré avoir téléversé de nouveaux logiciels de vol qui ont rétabli le contrôle d’attitude grâce aux actionneurs restants, permettant ainsi de poursuivre les préparatifs de la mission.

D-Orbit entre en compétition avec une importante expérience commerciale dans le transport orbital : l’entreprise italienne a lancé en juillet sa vingt-troisième mission commerciale à l’aide d’un véhicule ION Satellite Carrier. Toutefois, sa technologie de maintenance robotique est moins mature. Elle développe le véhicule GEA, conçu pour rejoindre de manière autonome des satellites, s’y amarrer, les inspecter et les repositionner. L’entreprise affirme que ces capacités seront démontrées dans le cadre de la mission RISE, soutenue par l’Agence spatiale européenne et prévue pour 2029.

Exigences d’un service de désorbitation

Les deux agences ont déclaré qu’un service viable devait réunir plusieurs activités dans le cadre d’un processus reproductible :

  • Acheminer le véhicule de service vers la bonne orbite.
  • Localiser la cible et s’en approcher de manière autonome.
  • Déterminer l’attitude et le mouvement du satellite.
  • Le capturer sans provoquer de débris spatiaux.
  • Fournir une poussée suffisante pour éliminer la masse regroupée.

Ces étapes doivent également être réalisées à un prix qui rende l’achat du service auprès d’entreprises commerciales attrayant pour le gouvernement américain.

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