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La NASA s’apprête à attribuer trois nouvelles missions lunaires, dont un orbiteur de remplacement du Lunar Reconnaissance Orbiter

La NASA prévoit d’attribuer trois nouveaux ordres de mission dans le cadre du programme des services commerciaux de charge utile lunaire avant la fin de l’année : deux missions d’atterrissage et une mission de relevé de la Lune depuis l’orbite, qui pourrait ouvrir la voie au remplacement du Lunar Reconnaissance Orbiter.

2026-08-15
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فريق تحرير certi.news
La NASA s’apprête à attribuer trois nouvelles missions lunaires, dont un orbiteur de remplacement du Lunar Reconnaissance Orbiter

La NASA prévoit d’attribuer cette année trois nouveaux ordres de mission lunaire dans le cadre du programme des services commerciaux de charge utile lunaire (CLPS), dont une mission destinée à un orbiteur chargé d’imager et de cartographier la Lune, qui devrait à terme remplacer le Lunar Reconnaissance Orbiter, en activité depuis 2009.

Des dirigeants de Firefly Aerospace et d’Intuitive Machines, les deux entreprises qui ont réalisé des atterrissages sur la Lune dans le cadre du programme CLPS, ont révélé ces nouvelles prévisions lors de deux conférences téléphoniques sur leurs résultats tenues cette semaine. Les deux entreprises ont déclaré que la NASA pourrait attribuer les trois ordres de mission avant la fin de l’année.

Deux missions d’atterrissage et un orbiteur

Deux des missions attendues seront des missions d’atterrissage, dans la continuité de la tendance qui domine le programme CLPS depuis l’émission des premiers ordres de mission en 2019. Les deux entreprises n’ont pas révélé de détails supplémentaires sur ces missions.

Quant à la troisième mission, Jason Kim, directeur général de Firefly Aerospace, l’a décrite comme un service d’imagerie orbitale. Steve Altemus, directeur général d’Intuitive Machines, a déclaré qu’un ordre attendu à la fin de l’été ou au début de l’automne concernerait un orbiteur chargé de cartographier la Lune, afin de fournir une solution de remplacement au Lunar Reconnaissance Orbiter.

La NASA a développé l’actuel orbiteur il y a plus de deux décennies dans le cadre de l’initiative « Vision for Space Exploration ». L’engin a été lancé en 2009. Il est équipé d’une caméra haute résolution et d’autres instruments destinés à étudier la Lune, et fonctionne toujours correctement dans le cadre d’une mission prolongée qui doit se poursuivre jusqu’en 2028. Toutefois, son vieillissement a poussé des scientifiques à réclamer depuis des années un engin de remplacement capable de poursuivre les recherches lunaires et de soutenir les futures missions d’atterrissage.

La NASA n’a jusqu’à présent révélé aucun plan public visant à développer un successeur à l’engin, que ce soit par l’intermédiaire du programme CLPS ou d’une autre voie. L’agence fournit également peu de détails sur les ordres de mission attendus ou les appels d’offres en cours, et ne publie pas de déclaration de sélection des sources après l’attribution d’un ordre. Le rapport indique que le calendrier des missions CLPS publié sur le site de la NASA n’inclut pas certaines récompenses récentes et ne comporte pas de dates actualisées pour d’autres récompenses.

Firefly et Intuitive Machines en position favorable

Les deux entreprises possèdent une expérience liée à la potentielle mission orbitale. Firefly a annoncé en 2025 son intention de développer un service commercial d’imagerie lunaire baptisé Ocula, au moyen de caméras installées sur les véhicules Elytra qui accompagneront les futures missions d’atterrissage Blue Ghost.

Intuitive Machines dispose quant à elle d’un contrat avec la NASA pour gérer les opérations de la caméra haute résolution installée sur le Lunar Reconnaissance Orbiter, ainsi que de la caméra ShadowCam développée par la NASA et opérée sur l’orbiteur lunaire Danuri de la Corée du Sud.

Passer à une production plus rapide et à des missions plus importantes

Firefly et Intuitive Machines comptent chacune quatre missions d’atterrissage dans leur carnet de commandes. Ces commandes comprennent des missions attribuées en juin dans le cadre de l’ordre CLPS-8, qui prévoyait également deux atterrisseurs pour Astrobotic, désormais connue sous le nom de Voyager Lunar Systems. Les quatre engins transporteront un ensemble identique d’instruments.

Les deux entreprises ont déclaré que l’objectif de CLPS-8 était de tester la capacité à produire plus rapidement un modèle standardisé d’atterrisseur, plutôt que de construire un engin personnalisé pour chaque mission. Intuitive Machines a évoqué un calendrier de 26 mois pour construire l’engin, tandis que Firefly a déclaré que sa conception, proche d’un modèle prêt pour la production, contribuerait à raccourcir les cycles de fabrication.

Les deux entreprises ont agrandi leurs installations de production en prévision de cette évolution. Intuitive Machines a ajouté un espace de production de 75 000 pieds carrés à son siège de Houston pour construire des atterrisseurs et sa constellation de cinq satellites destinée au relais de données lunaires. Firefly a également déclaré avoir plus que quadruplé la superficie de ses salles blanches.

Se préparer au programme CLPS 2.0

Altemus prévoit l’attribution d’un dernier ordre dans le cadre du contrat initial du programme CLPS, baptisé CP-32, au début de l’année prochaine, avant le passage de la NASA au contrat CLPS 2.0. La valeur maximale du nouveau contrat s’élève à 10 milliards de dollars sur dix ans, avec une option de prolongation de cinq ans qui porterait la valeur maximale à 5 milliards de dollars supplémentaires.

Les deux entreprises ont l’intention de concourir pour ce contrat en développant des atterrisseurs plus grands. L’atterrisseur Nova-C d’Intuitive Machines a une capacité d’environ 100 kilogrammes de charge utile, tandis que le Nova-D, utilisé pour la mission IM-6 attribuée en mars, peut transporter environ 500 kilogrammes.

Intuitive Machines étudie la production d’un deuxième Nova-D en parallèle du véhicule IM-6, dans l’éventualité où elle obtiendrait une autre mission au cours de la même période, en 2029. L’entreprise examine également une version modifiée à trois moteurs capable de transporter jusqu’à une tonne métrique à la surface de la Lune.

Altemus a déclaré que la NASA recherchait des véhicules capables de transporter entre deux et cinq tonnes jusqu’à la surface afin de répondre aux besoins de la base lunaire prévue. De son côté, Firefly prévoit d’accroître les capacités des véhicules Blue Ghost grâce à une conception modulaire et évolutive permettant de transporter des charges utiles d’infrastructure pesant plusieurs tonnes.

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