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SEOPS ajoute une deuxième mission de services de lancement partagé Waymaker sur Falcon 9

SEOPS a annoncé la mission Waymaker-1 pour lancer des charges utiles vers une orbite à inclinaison moyenne au début de 2028, après une hausse de la demande pour la mission Waymaker-2, prévue vers une orbite héliosynchrone à la fin de la même année. L’entreprise réaffecte ainsi une mission initialement destinée à un lancement partagé vers une orbite de transfert géostationnaire.

2026-08-17
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certi.news Editorial Team
SEOPS ajoute une deuxième mission de services de lancement partagé Waymaker sur Falcon 9

SEOPS, une entreprise spécialisée dans les services de lancement, a annoncé l’ajout d’une deuxième mission dédiée aux services de lancement partagé dans le cadre du programme Waymaker, une étape qui reflète la hausse de la demande pour la réservation d’emplacements permettant d’acheminer des satellites en orbite. La mission Waymaker-1 sera lancée à bord d’une fusée Falcon 9 vers une orbite à inclinaison moyenne au début de 2028.

Cette annonce intervient moins de trois mois après que l’entreprise a dévoilé sa première mission Waymaker, désormais appelée Waymaker-2. Waymaker-2 doit être lancée vers une orbite héliosynchrone à la fin de 2028, tandis qu’Evan Hoit, président de SEOPS, a déclaré que la mission était vendue à plus de 90 %.

Réaffectation d’une mission initialement destinée à une autre orbite

Waymaker-1 utilisera une fusée Falcon 9 que SEOPS avait initialement commandée pour une mission de lancement partagé vers une orbite de transfert géostationnaire, sous le nom de Darkstar-1. L’entreprise avait acheté cette mission en novembre 2024, avec un lancement prévu à la fin de 2028.

SEOPS a toutefois décidé de réorienter la mission vers une orbite à inclinaison moyenne, après avoir conclu que cette option répondait à une grande partie de la demande actuelle. Hoit a expliqué que la demande pour les missions vers l’orbite de transfert géostationnaire existe et augmente, mais que de nombreux programmes liés à ce type de lancement accusent des retards, ce qui signifie qu’une mission de lancement partagé vers cette orbite pourrait ne pas être prête avant 2029.

Selon l’entreprise, ce changement permet au programme de lancement vers l’orbite de transfert géostationnaire de poursuivre sa maturation, tout en offrant une possibilité plus proche dans le temps aux clients qui ont besoin de lancer leurs charges utiles vers d’autres orbites.

Pourquoi cette expansion est-elle importante ?

Cette initiative intervient alors que les inquiétudes augmentent au sein du secteur des satellites quant à la possibilité que SpaceX réduise ses programmes de lancement partagé dédiés sur Falcon 9. Selon des responsables du secteur, l’entreprise n’accepte pas de réservations pour des missions de lancement partagé au-delà de la fin de 2028 ou du début de 2029, ce qui pousse les opérateurs de satellites à rechercher des solutions de remplacement pour accéder régulièrement à l’orbite à un coût relativement faible.

Ces inquiétudes ouvrent des perspectives aux fournisseurs de services de lancement comme SEOPS, qui peuvent organiser des missions dédiées regroupant les charges utiles de plusieurs clients au cours d’un seul lancement. En mai, l’entreprise allemande Exolaunch, qui a obtenu des emplacements de lancement pour des centaines de petits satellites dans le cadre de missions de SpaceX, a annoncé l’achat de deux missions Falcon 9 pour des missions de lancement partagé dédiées à la fin de 2027 et en 2028.

La réservation anticipée devient une composante de la planification

SEOPS estime que la demande de lancements vers l’orbite terrestre basse augmente, ce qui rend les clients plus disposés à réserver des missions plusieurs années à l’avance, même lorsque tous les satellites qu’ils lanceront ne sont pas encore définis. Hoit a déclaré que les clients avec lesquels l’entreprise s’est entretenue n’agissaient pas sous l’effet de la panique, mais répondaient à leur évaluation des tendances du marché et acceptaient une planification anticipée.

En pratique, cela signifie que les opérateurs de satellites pourraient devoir prendre des décisions de lancement avant que leurs listes de charges utiles soient finalisées, en assumant une part des risques commerciaux associés. En revanche, la réservation anticipée donne aux fournisseurs de services une plus grande capacité à concevoir des missions adaptées à différents types d’orbites et de besoins.

L’ambition de constituer un portefeuille de lanceurs et de créneaux

Selon Hoit, SEOPS ne prévoit pas de s’arrêter aux deux missions Waymaker sur Falcon 9. L’entreprise discute avec plusieurs autres sociétés de lancement, dont les noms n’ont pas été divulgués, dans le but d’exploiter d’autres missions dédiées de lancement partagé.

Sa vision à long terme consiste à proposer un portefeuille permettant aux clients de choisir entre différents lanceurs, dates de lancement et orbites ciblées. Cela reflète la transformation de Waymaker, passée d’une mission unique à un modèle de services plus vaste, tandis que les détails des futures missions et les sociétés de lancement participantes restent non divulgués.

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À retenir

SEOPS a annoncé l’ajout de la mission Waymaker-1 à un lancement partagé sur une fusée Falcon 9 vers une orbite à inclinaison moyenne au début de 2028, après une forte demande pour la mission Waymaker-2, à destination d’une orbite héliosynchrone à la fin de la même année. Cette décision illustre la tendance des fournisseurs de services de lancement à réserver leurs créneaux tôt et à diversifier leurs missions, alors que les créneaux futurs de lancement partagé sur Falcon 9 sont limités.

  • La mission Waymaker-1 sera lancée sur Falcon 9 vers une orbite à inclinaison moyenne au début de 2028.
  • La mission Waymaker-2, auparavant connue sous le nom de première mission Waymaker, est prévue vers une orbite héliosynchrone à la fin de 2028 et est déjà vendue à plus de 90 %, selon SEOPS.
  • SEOPS a réorienté une mission initialement destinée à une orbite de transfert géostationnaire, qui portait le nom de Darkstar-1.
  • SEOPS a déclaré que le retard de certains programmes de lancement vers l’orbite géostationnaire pourrait repousser à 2029 ou au-delà la disponibilité d’une mission de lancement partagé vers cette orbite.
  • SEOPS mène des discussions avec d’autres entreprises de lancement afin de constituer un portefeuille de missions de lancement partagé, de véhicules, de calendriers et d’orbites variés.
  • La hausse de la demande et les réservations anticipées pourraient inciter les opérateurs de satellites à réserver leur lancement avant d’avoir finalisé leurs listes de charges utiles.

FAQ

Quand la mission Waymaker-1 sera-t-elle lancée ?

Elle doit être lancée au début de 2028 à bord d’une fusée Falcon 9 vers une orbite à inclinaison moyenne.

Vers quelle orbite la mission Waymaker-2 se dirige-t-elle ?

Elle se dirige vers une orbite héliosynchrone à la fin de 2028.

Pourquoi la destination de la mission devenue Waymaker-1 a-t-elle été modifiée ?

SEOPS a décidé de la réorienter d’une mission destinée à une orbite de transfert géostationnaire vers une orbite à inclinaison moyenne afin de répondre à une grande partie de la demande actuelle et de proposer une date plus proche aux clients.

SEOPS prévoit-elle d’autres missions de lancement partagé ?

Oui. L’entreprise a indiqué qu’elle menait des discussions avec d’autres entreprises de lancement, mais les noms de ces entreprises et les détails des missions n’ont pas été annoncés.

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