Voitures électriques

Volkswagen élargit son partenariat avec Gotion pour produire des batteries LFP en Europe

Volkswagen et la société chinoise Gotion ont annoncé trois partenariats industriels visant à développer la production de batteries au phosphate de fer et de lithium en Espagne, en Slovaquie et au Maroc, afin de soutenir les voitures électriques à bas coût. Les accords comprennent d’importants investissements et capacités de production, mais interviennent alors que Volkswagen restructure ses activités dans un contexte de pression sur les coûts et de concurrence accrue.

2026-09-28
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certi.news Editorial Team
Volkswagen élargit son partenariat avec Gotion pour produire des batteries LFP en Europe

Volkswagen a élargi son partenariat avec le fabricant chinois de batteries Gotion à travers trois coentreprises visant à établir une base européenne de production de batteries au phosphate de fer et de lithium (LFP), une chimie de batteries moins coûteuse et plus durable que certaines solutions concurrentes, et de plus en plus utilisée dans les voitures électriques destinées au marché de masse.

Cette initiative s’inscrit dans le plan de Volkswagen visant à développer une cellule de batterie standardisée pouvant être utilisée par les différentes marques du groupe, de Volkswagen à Porsche, avec la prise en charge de différentes chimies, qui pourraient à l’avenir inclure les batteries à l’état solide. Le groupe mise sur le fait que cette conception offrira une plus grande flexibilité pour intégrer les cellules dans plusieurs modèles, tout en réduisant le coût des voitures électriques destinées à un plus large éventail d’acheteurs.

Trois projets en Espagne, en Slovaquie et au Maroc

Aux termes de l’accord, Gotion versera 1,25 milliard de dollars pour acquérir une participation de 49 % dans l’usine de PowerCo située dans la ville espagnole de Valence. L’usine sera gérée conjointement par PowerCo et Gotion et deviendra, selon Volkswagen, un centre européen de production de cellules standardisées utilisant la technologie LFP, avec une capacité pouvant atteindre 29,1 gigawattheures.

Volkswagen dépensera également environ 535 millions de dollars d’ici à 2030 pour obtenir une participation de 49 % dans l’usine de Gotion en Slovaquie et créer une nouvelle installation au Maroc. L’usine slovaque, d’une capacité de 8,4 gigawattheures, devrait produire des cellules LFP pour les voitures et les applications de stockage stationnaire de l’énergie, tandis que l’installation marocaine produira les matériaux de cathode utilisés dans les batteries LFP.

Pourquoi cette annonce est-elle importante ?

Volkswagen affirme que la part des batteries LFP en Europe pourrait passer de 10 % actuellement à 40-60 % d’ici à 2030, alors que le continent ne dispose actuellement d’aucune capacité de production significative pour cette chimie. L’annonce ne concerne donc pas seulement l’ajout d’un modèle ou d’une spécification, mais vise à transférer une partie de la chaîne d’approvisionnement des batteries LFP vers l’Europe et à réduire la dépendance de l’industrie à l’égard de la production chinoise, qui domine cette chaîne.

Les batteries LFP bénéficient d’un coût réduit et d’une grande durabilité. Leur densité énergétique s’est également améliorée par rapport au passé, ce qui les rend particulièrement adaptées aux voitures électriques moins chères, même si la source ne précise pas quels modèles utiliseront les nouvelles cellules ni les prix finaux des véhicules.

Un contexte industriel plus concurrentiel

D’autres entreprises évoluent dans la même direction. En Espagne, Stellantis et CATL construisent une usine d’une capacité de 50 gigawattheures, qui devrait commencer à produire des cellules l’année prochaine. En dehors de l’Europe, Ford a obtenu une licence de CATL pour produire ses cellules dans le Michigan, tandis que l’installation de Gotion dans l’Illinois fournira des cellules LFP au camion Slate. Tesla et LG ont quant à eux commencé cette année à produire des cellules LFP aux États-Unis pour les utiliser dans des systèmes de stockage stationnaire de l’énergie.

Les accords de Volkswagen interviennent alors que le groupe restructure ses activités, notamment en supprimant des dizaines de milliers d’emplois et en réduisant son empreinte industrielle ainsi que le nombre de ses modèles, en raison de la hausse des coûts et de l’intensification de la concurrence. Le projet constitue ainsi un pari industriel sur la réduction du coût des batteries et la relocalisation de leur production, mais il ne suffit pas à lui seul à établir la date d’arrivée de voitures moins chères ni leur succès commercial ; la capacité annoncée, le calendrier de mise en service et la répartition des cellules entre les marques du groupe restent des facteurs déterminants.

Source de l’actualité
InsideEVs - Battery Tech
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