Confidentialité et politiques technologiques

Une action en justice accuse Flock et un bureau du shérif en Géorgie d’avoir utilisé des caméras de lecture de plaques à des fins de représailles et de surveillance illégale

Le propriétaire d’une petite entreprise en Géorgie a intenté une action en justice contre Flock et le bureau du shérif du comté de Coweta, les accusant d’avoir utilisé un système de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation pour le surveiller sans justification légale après une précédente action en justice contre la police. L’affaire met en lumière la faiblesse des contrôles logiciels qui auraient permis d’effectuer des recherches avec des justifications générales ou absurdes.

2026-10-14
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certi.news
Une action en justice accuse Flock et un bureau du shérif en Géorgie d’avoir utilisé des caméras de lecture de plaques à des fins de représailles et de surveillance illégale

Le propriétaire d’une petite entreprise de l’État américain de Géorgie, Tyler Murkerson, a intenté une action en justice contre Flock et le bureau du shérif du comté de Coweta, accusant les autorités d’avoir utilisé un système de caméras de lecture des plaques d’immatriculation pour le surveiller et exercer des représailles contre lui après le dépôt d’une précédente action en justice concernant un usage excessif de la force.

Selon les avocats de Murkerson, des recherches sur la plaque de son véhicule ont été effectuées à plusieurs reprises pendant plusieurs mois dans le système de Flock, sans cause probable ni lien avec une enquête précise. Il affirme également avoir été suivi ou surveillé alors qu’il conduisait entre son domicile et celui-ci, à une période où son action en justice contre le bureau du shérif était toujours en cours.

D’un contrôle routier à une surveillance prolongée

L’affaire a commencé en février 2023, lorsque des adjoints du shérif ont arrêté Murkerson et l’ont interpellé pour une infraction présumée liée au port de la ceinture de sécurité, avant l’abandon des charges plusieurs mois plus tard. En septembre 2024, il a intenté une action en justice contre le bureau, accusant ses agents d’avoir fait un usage excessif de la force ; cette affaire s’est conclue récemment par un accord.

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La nouvelle plainte affirme que les recherches concernant son véhicule comportaient des justifications qui ne faisaient référence ni à une affaire, ni à un incident, ni à un appel de service. Selon le texte de la plainte, la plateforme de Flock n’exigeait alors que la saisie d’un texte dans un champ libre et acceptait des formulations aléatoires ; la plainte cite ainsi des entrées telles que « info » et « 37 » dans les recherches concernant le véhicule de Murkerson.

Une faille dans la conception des contrôles

L’importance de l’affaire dépasse les accusations des parties concernées, car elle porte sur la conception même du système de surveillance. Un champ de texte libre, sans obligation de relier la recherche à un numéro d’affaire ou à une enquête vérifiable, peut transformer l’enregistrement du motif d’utilisation en une formalité qui n’empêche pas l’accès aux données de déplacement.

La plainte indique que Flock a annoncé en août 2026 une modification de son logiciel afin d’imposer l’utilisation de « codes d’affaire pour toutes les recherches des services chargés de l’application de la loi » d’ici la fin de l’année. Le bureau du shérif du comté de Coweta a également commencé, le même mois, un audit interne du système, et la plainte affirme que trois employés ont démissionné avant la fin de l’audit.

Pourquoi cette actualité est-elle importante ?

L’action en justice montre que les risques des systèmes de lecture des plaques ne se limitent pas à la capture de l’image d’un véhicule, mais s’étendent à la possibilité de constituer un historique des déplacements d’une personne donnée si les recherches ne sont pas limitées par une enquête claire et susceptible d’être contrôlée. Les avocats de Murkerson associent ces pratiques à une violation présumée du droit de la Géorgie et du Quatrième Amendement de la Constitution américaine, qui impose des restrictions aux fouilles et à la surveillance.

Chris Hall, l’un des avocats du plaignant, a déclaré que le problème principal résidait dans la possibilité d’effectuer des recherches portant atteinte aux droits constitutionnels sans contrôles efficaces. De son côté, Brian Hofer, de l’organisation Secure Justice, a déclaré ne pas connaître d’autre action en justice de même nature, avertissant que les politiques d’utilisation pourraient ne pas suffire si les pratiques effectives au sein des services de sécurité ne changeaient pas.

Flock nie les accusations et affirme avoir confiance dans l’intégrité de sa technologie et dans son rôle pour résoudre les crimes, retrouver les personnes disparues et protéger les communautés, ajoutant qu’elle défendra sa position devant le tribunal. Le bureau du shérif du comté de Coweta n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

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À retenir

Une action en justice intentée en Géorgie accuse Flock et le bureau du shérif du comté de Coweta d’avoir utilisé un système de lecture automatique des plaques d’immatriculation pour surveiller le propriétaire d’une entreprise et exercer des représailles contre lui sans justification légale. Flock nie les accusations, tandis que l’affaire porte également sur la faiblesse des contrôles logiciels qui permettaient de saisir des motifs généraux ou aléatoires pour les recherches.

  • Tyler Murkerson a intenté une action contre Flock et le bureau du shérif du comté de Coweta, alléguant des recherches répétées sur la plaque de son véhicule et une surveillance menée après une action en justice antérieure contre la police.
  • Selon la plainte, les recherches n’étaient liées ni à une cause probable ni à une enquête précise, et le système acceptait des motifs tels que « info » et « 37 ».
  • L’affaire initiale a commencé en février 2023 après l’interpellation et l’arrestation de Murkerson pour une infraction présumée au port de la ceinture de sécurité, puis les charges ont été abandonnées.
  • La plainte indique que Flock a annoncé en août 2026 une modification logicielle visant à imposer des numéros de dossier pour les recherches des services de police d’ici la fin de l’année.
  • Le bureau du shérif du comté de Coweta a lancé un audit interne du système, et la plainte mentionne la démission de trois employés avant son achèvement.
  • Flock nie les accusations et affirme qu’elle défendra sa position devant le tribunal, tandis que le bureau du shérif n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.

FAQ

Quel est le système au cœur de l’action en justice ?

Le système de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation de Flock, qui utilise des caméras pour lire les plaques et enregistrer les données des véhicules.

Quel problème la plainte met-elle en avant dans la conception du système ?

La plainte affirme que la plateforme permettait de saisir des motifs dans un champ de texte libre, sans associer la recherche à un numéro de dossier ou à une enquête vérifiable, ce qui permettait d’accepter des formulations générales ou aléatoires.

Qu’a annoncé Flock concernant les contrôles des recherches ?

La plainte indique que Flock a annoncé en août 2026 qu’elle imposerait l’utilisation de numéros de dossier pour toutes les recherches des services de police d’ici la fin de l’année.

Flock a-t-elle reconnu avoir commis des irrégularités ?

Non. Flock nie les accusations, affirme avoir confiance dans l’intégrité de sa technologie et indique qu’elle défendra sa position devant le tribunal.

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